Chantier Davier assure qu’avec cette annonce, des milliers d’emplois seront créés et qu’il y aura des retombées économiques importantes pour le Québec et le Canada.
Chantier Davier assure qu’avec cette annonce, des milliers d’emplois seront créés et qu’il y aura des retombées économiques importantes pour le Québec et le Canada.

Le Chantier Davie lance le Centre national de brise-glaces

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
Le Chantier Davie inaugurait, mardi, le Centre national des brise-glaces (CNB). L’entreprise de Lévis désire ainsi «confirmer son leadership» dans le renouvellement de l’ensemble de la flotte de brise-glaces canadiens en vertu de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN).

Ce partenariat avec le gouvernement fédéral s’accompagne d’un carnet de commandes initial de six brise-glaces polaires, ce qui représente plusieurs milliards de dollars. Ils feront partie de la nouvelle flotte de la Garde côtière canadienne. La construction de plusieurs navires polaires et adaptés aux glaces qui seront livrés sur 20 ans, jusqu’en 2041. «La flotte de brise-glaces canadiens va avoir une véritable cure de jeunesse», lance Frédérik Boisvert, vice-président, Affaires publiques chez Davie, faisant allusion à l’état vieillissant des brise-glaces canadiens.

Chantier Davier assure qu’avec cette annonce, des milliers d’emplois seront créés et qu’il y aura des retombées économiques importantes pour le Québec et le Canada. «Imaginez les impacts économiques pour la région, avec la chaîne d’approvisionnement, pour les employés, les fournisseurs et les collectivités. On parle de près de 1000 fournisseurs au Québec», soutient M. Boisvert.

Chantier Davie s’est d’ailleurs engagé à livrer le premier des deux navires, le remplacement du NGCC Louis S. St-Laurent, avec deux ans et demi d’avance sur le calendrier actuel. «À lui seul, ce contrat-là va créer 400 emplois et assure quatre à cinq ans de travail», estime-t-il.

L’Arctique dans la mire

Cet important contrat en ligne avec la vision stratégique de Davie qui repose, entre autres, sur l’avenir de la région maritime arctique. «Le contexte géopolitique actuel fait en sorte que le Canada n’occupe pas vraiment son territoire, en raison de l’état vieillissant des brise-glaces actuels. Avec la construction des nouveaux brise-glaces, le Canada pourra contrôler sa souveraineté en Arctique», soutient le vice-président, Affaires publiques chez Davie.

Même si Davie réalise des brise-glaces depuis le début des années 1950, M. Boisvert considère que cette annonce est «un nouveau chapitre de l’histoire de Davie qui s’écrit» et propulser l’innovation canadiennes sur la scène mondiale pour rivaliser avec la Scandinavie.

«Avec tous ces contrats-là, Chantier Davie va être complètement transformé. On va arriver à un niveau où on va être capable de rivaliser avec les plus grands chantiers du monde. C’est très inspirant et très excitant pour les employés», conclut M. Boisvert.