Les autorités de sécurité publique ont lancé en milieu d'après-midi, jeudi, une alerte avisant tous les citoyens en aval du barrage de la Chute-Bell d'évacuer sans délai.

Le barrage sur la rivière Rouge tient bon, 75 citoyens évacués

GRENVILLE-SUR-LA-ROUGE — La Sûreté du Québec (SQ) a annoncé vers 8h vendredi que 75 citoyens menacés par la rupture du barrage de la Chute-Bell sur la rivière Rouge, dans les Basses-Laurentides, avaient été évacués depuis la veille.

Soixante de ces personnes ont été emmenées en lieu sûr par voie terrestre; les autres ont été transportées par hélicoptère.

Des vérifications sont faites vendredi pour assurer que personne n'ait été oublié. Plusieurs dizaines de policiers ont été mobilisés pour mener ces opérations.

Les citoyens évacués ont été transportés à la mairie de Grenville-sur-la Rouge, tout près de Hawkesbury, en Ontario. De là, ceux qui ne peuvent trouver un hébergement sont acheminés vers l'aréna de Lachute, à une quarantaine de kilomètres.

Les autorités de sécurité publique ont lancé en milieu d'après-midi, jeudi, une alerte avisant tous les citoyens en aval du barrage de la Chute-Bell d'évacuer sans délai. Le barrage se trouve à une quinzaine de kilomètres au nord de la rivière des Outaouais, là où se jette la rivière Rouge qui prend sa source à quelque 160 kilomètres au nord.

En soirée, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a rassuré la population, indiquant que l'évacuation était une mesure préventive.

Vendredi matin, des porte-paroles d'Hydro-Québec ont déclaré que la société d'État avait confiance que le barrage construit en 1915 tienne le coup.

Le directeur principal de la production et maintenance à Hydro-Québec, Simon Racicot, a précisé que le protocole exige que la société d'État avise la sécurité civile que le débit a dépassé le seuil millénal. Il s'agit du niveau considéré comme un maximum atteint une fois tous les 1000 ans.

Les autorités ont donc rapidement diffusé une alerte et enclenché le processus d'évacuation.

Une rupture de cette infrastructure créerait un apport d'eau important dans la rivière des Outaouais et, par la suite, vers le fleuve Saint-Laurent, là où des inondations ont déjà frappé des milliers de citoyens.