Le 30 novembre, l’Office des Transports a condamné Air Transat à une amende de 295 000 $ pour le cafouillage du 31 juillet 2017.

L’amende à Air Transat contestée

Un militant pour le droit des passagers aériens conteste l’amende imposée par l’Office des Transports du Canada dans le cafouillage du 31 juillet dernier, à l’Aéroport d’Ottawa. Gabord Lukacs demande à la Cour d’appel d’invalider la décision de l’Office permettant à Air Transat de réduire son amende si elle payait une somme équivalente aux centaines de passagers pris pendant 5 heures sur le tarmac.

Une révision judiciaire est demandée par M. Lukacs, qui milite pour les droits des clients des compagnies aériennes.

Le 30 novembre, l’Office des Transports a condamné Air Transat à une amende de 295 000 $ pour le cafouillage du 31 juillet 2017. Cette journée-là, des centaines de passagers d’Air Transat sont restés pris pendant plus de 5 heures dans deux appareils cloués au sol en raison de la météo périlleuse dans les régions de Toronto et de Montréal.

Les passagers n’ont pas pu sortir, et sont restés confinés dans les avions, presque sans eau, nourriture et air conditionné.

Après une enquête publique, cet automne, l’organisme fédéral a pointé du doigt la compagnie aérienne.

Selon M. Lukacs, l’Office envoie quand même un mauvais message en offrant à la compagnie de réduire ainsi son amende.

Le document judiciaire, destiné à la Cour d’appel, vise à annuler cette décision, pour que les 295 000 $ soient versés à l’Office des Transports, qui devrait en disposer à sa façon.

Selon le militant, le dédommagement des clients et l’amende doivent être considérés séparément. L’Office des transports n’a pas, selon la même requête en Cour d’appel, l’autorité de décider ainsi de la façon dont l’amende doit être administrée.