La fillette de 4 ans et demi manquait à l'appel depuis environ 17h dimanche.
La fillette de 4 ans et demi manquait à l'appel depuis environ 17h dimanche.

La petite Léa Fiset, 4 ans, retrouvée noyée dans la piscine d'un voisin

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Léa Fiset, 4 ans et demi, a été retrouvée inanimée non loin de sa résidence, à Shannon. La fillette manquait à l'appel depuis dimanche soir.

Une vaste opération policière s'est déroulée toute la soirée dimanche, à proximité de la rue Donaldson, à Shannon, dans la MRC de la Jacques-Cartier, pour tenter de localiser Léa Fiset. 

Vers 0h45, la Sûreté du Québec (SQ) a confirmé via Twitter la découverte du corps inanimé de la jeune fille, non loin de sa résidence. Elle a été retrouvée dans la piscine d'un voisin. 

«Elle a été transportée d'urgence vers un centre hospitalier et une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de ce triste événement», mentionne la la porte-parole de la SQ, Anik Lamirande.

Son décès a été constaté à l'hôpital la nuit dernière. 

Cachette

Selon les informations de la SQ, la fillette avait été vue pour la dernière fois vers 17h. La famille disait craindre pour la santé et la sécurité de l'enfant.

L'enfant aurait échappé à la vigilance de ses parents sur l'heure du souper.

«Léa Fiset aime bien se cacher», précisait aussi Mme Lamirande en marge des recherches. 

Collaboration citoyenne

Les citoyens étaient donc appelés dimanche à faire le tour de leur propriété et à vérifier remises et cabanons. On les encourageait également à ouvrir leurs lumières extérieures.

Sur la page Facebook de la Ville de Shannon, les messages de résidents demeurant près du secteur fouillé par les effectifs policiers abondaient en soirée, dimanche. Plusieurs dizaines d'entre eux proposaient de participer aux recherches. 

Vers 21h45, la Sûreté du Québec a officiellement fait appel à la population à ratisser dans les environs dans le but de retrouver l'enfant. Toutefois, vers 23h, on précisait que les bénévoles actuellement déployés étaient suffisants pour supporter les autorités dans leurs recherches sur le terrain.

Des agents de la Sûreté du Québec, des patrouilleurs des services de l'urgence, des membres de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs, des maîtres-chiens, un drone, des militaires et de nombreux bénévoles se sont notamment rendus sur place au cours de la soirée pour tenter de retrouver la fillette saine et sauve. 

Pas d'alerte AMBER

L'alerte AMBER n'a pas été déclenchée, puisque la disparition ne répondait pas aux critères, rappelle la Sûreté du Québec. 

Pour qu'une alerte AMBER soit lancée, il faut que le service de police ait «des motifs raisonnables de croire qu'un enfant a été victime d'un enlèvement.»

De plus, les circonstances de l'enlèvement doivent indiquer que «l'enfant risque de subir des lésions corporelles graves ou qu'il est en danger de mort.» 

«Dans ce cas-ci, on n'est pas là, on [était] vraiment en mode recherche», mentionne la porte-parole de la SQ.