Dès mercredi matin, les syndiqués formeront des piquets de grève à l’entrée du Parc de la Chute-Montmorency et du Manoir (photo), au Camping des Voltigeurs à Drummondville et dans les centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais.

La grève commence à la Sépaq

Faute d’entente, 300 syndiqués de la Sépaq sont en grève générale illimitée, dont ceux du Parc de la Chute-Montmorency, second site touristique le plus visité de la région de Québec.

Par ailleurs, la Sépaq a demandé mardi soir la désignation d’un conciliateur auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et la Solidarité sociale dans les négociations avec les employés des parcs nationaux.

La Sépaq a affirmé mardi soir par communiqué que cette demande fait suite à l’analyse de la contre-offre du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) en vue du renouvellement des conventions collectives de ses employés syndiqués.

L’organisation dit croire que la conciliation constitue «maintenant le seul moyen d’en venir rapidement à une entente négociée afin de favoriser un rapprochement entre les parties pour minimiser l’impact de la grève sur les vacances de dizaines de milliers de Québécois».

Offre refusée lundi

Le SFPQ a refusé la plus récente offre salariale déposée lundi en soirée. Malgré cet échec, les parties étaient de retour mardi matin à la table des négociations. Le SFPQ a fait une contreproposition, tard en soirée. Aucune réponse n’avait été donnée au moment d’écrire ces lignes.

Mardi, la Sépaq estimait pourtant que «la nouvelle offre salariale déposée lundi soir mérite d’être considérée». Elle disait croire possible «de bâtir rapidement à partir de celle-ci une entente satisfaisante pour les deux parties», a déclaré son pdg, Jacques Caron, par voie de communiqué.

Dès mercredi matin, les syndiqués formeront des piquets de grève à l’entrée du Parc de la Chute-Montmorency et du Manoir, au Camping des Voltigeurs à Drummondville et dans les centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais. Sans le promettre, le président général du SFPQ, Christian Daigle, a déjà laissé savoir que les grévistes devraient laisser le passage à la clientèle comme lors de précédents conflits. 

Les pourparlers pourraient s’intensifier d’ici le 20 juin, date à laquelle 1500 employés de 23 parcs nationaux du Québec se joindront à la grève. Doit-on le rappeler, c’est le samedi qui correspond au début des vacances de la construction.

Les conditions salariales sont au cœur du litige. Le syndicat juge inacceptables les offres déposées en deçà de la hausse du coût de la vie. Il réclame aussi l’uniformisation des échelles salariales dans chaque unité syndicale.  Avec La Presse canadienne