Dans un petit café de la rue Saint-Jean, Sol Zanetti et Catherine Dorion discutent avec fébrilité de leur grand projet pour la Fête nationale : La Saint-Jean de Sol et Catherine.

La Fête nationale aux couleurs de Zanetti et Dorion

Camping, bières de micro-brasserie, feu de camp, musique et politique sont au cœur de la première édition de La Saint-Jean de Sol et Catherine, qui souhaite célébrer le mouvement souverainiste au Québec.

Dans un petit café de la rue Saint-Jean, Sol Zanetti, Catherine Dorion et Dominique Sacy discutent avec fébrilité de leur grand projet pour la Fête nationale : La Saint-Jean de Sol et Catherine. Leur mission : festoyer et rallier la communauté souverainiste. 

Du 23 au 24 juin au camping du Lac Simon dans Portneuf, les organisateurs attendent plus de 500 personnes, équipées de leur tente et de leur nourriture. Au programme : camping, baignade, feu de camp, randonnée, tournois de volleyball, maquillage pour enfant, spectacle de musique et discours politique. 

«L’idée est d’organiser un party de la Saint-Jean qui s’inscrit dans le mouvement politique que nous sommes en train de bâtir. On repensait à la Saint-Jean des années 70, et c’était hautement politique. C’était un party d’une gauche indépendantiste qu’on ne ressent plus aujourd’hui. On a voulu refaire une Saint-Jean politique et indépendantiste», explique la députée de Taschereau, Catherine Dorion, excitée de révéler son projet.

Un nouveau souffle pour l’indépendance

Pour les organisateurs, la Fête nationale est synonyme d’une fête politique. Il était donc évident qu’ils devaient mettre en lumière le mouvement souverainiste au Québec. «La grosse différence avec les autres fêtes, c’est que notre Saint-Jean est politique. Elle est indépendantiste, assumée, décomplexée et vise à nourrir et à stimuler le désir d’un pays», affirme le député de Jean-Lesage, Sol Zanetti, les yeux pétillants.  

Bâtir un projet politique par la rencontre et la célébration est au cœur de cette fête. «Il y a toute la partie du désir d’appartenir à une gang qui devient de plus en plus grande, et plus les années passent, plus tu te sens inclus dans ce projet. Et l’indépendance arrive avec une nouvelle couleur, la couleur de notre époque», souligne Catherine Dorion, entre deux gorgées de café.

À travers la fête et les rencontres, cette célébration a pour but de créer un sentiment d’appartenance. «Tout le monde est invité parce qu’on veut créer des liens et une communauté. L’indépendance touche un large spectre de gens, que ce soit quand on parle d’environnement, mais aussi quand on parle des luttes passées», explique Dominique Sacy, poète, trésorier et responsable de la programmation de l’évènement. Que ce soit des familles ou de jeunes curieux, cette fête est ouverte à tous.

Une fête dans le bois

Pour Catherine Dorion et Sol Zanetti, il était nécessaire que cette fête se fasse dans un camping pour revenir aux sources. «Le lac et le bois, c’est tellement notre identité. Autant pour la protection du territoire que la lutte pour notre culture, l’indépendance regroupe tous ces aspects», croit Catherine Dorion.

Organisée par des bénévoles, cette fête souhaite regrouper le plus grand nombre de citoyens. «C’est fait sans but lucratif. Ce n’est pas fait avec les fonds de l’Assemblée nationale ni avec les fonds de notre comté ni de Québec Solidaire. Catherine et moi, on a mis des fonds personnels pour démarrer le projet», détaille Sol Zanetti, en précisant que cet évènement n’est pas relié au parti Québec Solidaire ni à l’Assemblée nationale. 

Les participants pourront arriver vers midi le 23 juin. Il y aura des conteurs, des musiciens — tels que Dans Brume, Gab Paquet, Eva Saïda — et des discours politiques. Des food trucks et de la bière de micro-brasserie seront aussi sur place. Les billets devraient coûter autour de 20 $, mais vont varier selon le revenu de la personne.

Après plusieurs mois à organiser cette célébration, Sol Zanetti, Catherine Dorion et Dominique Sacy espèrent que ce projet-pilote deviendra une tradition. «Quand on célèbre la Fête nationale, on fête pour notre peuple, et pour l’amour qu’on a de notre propre collectivité», se réjouit Sol Zanetti.