La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Dre Diane Francoeur

La Fédération des médecins spécialistes se défend et répond aux journalistes

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) affirme n’avoir jamais eu l’intention de « museler la presse », pas plus qu’elle n’a souhaité porter atteinte à la profession de journaliste.

Dans un communiqué diffusé en soirée, mardi, la FMSQ répond aux critiques formulées la veille par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui reprochait à la présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francoeur, d’avoir tenu des propos «qui sont une attaque à toute la profession journalistique».

La semaine dernière, dans un message envoyé aux membres de la FMSQ, la Dre Francoeur accusait les médias d’avoir recours à la désinformation et aux fausses nouvelles dans leur traitement de l’entente conclue avec le gouvernement provincial. «Les fake news deviennent la vérité de ceux qui nous accusent de nous être fait greffer un portefeuille à la place du cœur», pouvait-on lire dans ce message.

«La FMSQ aurait intérêt à repenser sa stratégie de communication si celle-ci est basée sur le lynchage des journalistes; une stratégie d’autant plus mal venue qu’elle survient au moment où, partout dans le monde, on prend conscience de la gravité du phénomène des fausses nouvelles et de son impact sur la démocratie», écrivait la FPJQ dans un communiqué.

Selon elle, si les médecins spécialistes avaient le droit de ne pas répondre aux questions des journalistes sur cette entente, ces questions n’en étaient pas moins légitimes et d’intérêt public. «La Fédération estime que les commentaires de la présidente de la FMSQ sont une tentative de museler la presse», ajoutait la FPJQ, qui réclamait une rétractation et des excuses publiques de la part de la Dre Francoeur.

Dans son communiqué, la FMSQ dit n’avoir «aucune hésitation à s’excuser» si le message «d’intérêt privé» auquel fait référence la FPJQ «a pu offusquer [ses] membres». Mais ce message, souligne-t-elle, «a été obtenu par des médias qui ont choisi d’en diffuser publiquement le contenu». «Dans ce cas, parler d’une démarche visant à « museler la presse » est pour le moins incongru», juge-t-elle. 

La Fédération estime que, comme toute organisation, elle «a droit à sa liberté d’expression et jouit également du droit le plus strict de choisir de réserver ses commentaires et de ne répondre aux questions qu’au moment où une entente sera dûment signée».

Du reste, la FMSQ persiste et signe : il y a bel et bien de fausses informations qui ont été publiées ou diffusées à partir de sources anonymes ou d’informations qui se sont avérées inexactes, voire sans fondement. 

«La FMSQ a relevé de nombreux exemples de ce phénomène qu’elle décrit depuis plusieurs semaines. Il a notamment été rapporté, selon certaines «sources», que la FMSQ était «prête à lancer une campagne de communication percutante pour forcer la main au gouvernement». On pouvait aussi lire dans plusieurs journaux que chaque médecin spécialiste devait recevoir un chèque de 50 000 $ d’ici le 31 mars. Malheureusement, ce ne sont que deux exemples de fausses nouvelles parmi tant d’autres», affirme la FMSQ.