«Nos pompiers ont répondu à un appel qu'ils n'oublieront jamais», a reconnu le chef Ken Stuebing, mercredi, au cours d'une première véritable mise à jour depuis l'incendie qui a entraîné la mort de sept enfants d'une même famille en février dans la région de Halifax.

La cause de l'incendie qui a tué sept enfants à Halifax demeure inconnue

HALIFAX — Le Service de sécurité incendie de la région de Halifax affirme que les enquêteurs ont été incapables de déterminer la cause du sinistre qui a entraîné la mort de sept enfants d'une même famille en février.

«Nos pompiers ont répondu à un appel qu'ils n'oublieront jamais», a reconnu le chef Ken Stuebing, mercredi, au cours d'une première véritable mise à jour depuis le tragique événement.

Il a déclaré que les enquêteurs avaient uniquement pu confirmer le point de départ du brasier, près d'un divan dans le salon du rez-de-chaussée.

«On a vérifié chaque élément de preuve disponible et envisagé toutes les théories possibles dans cette affaire. Malgré tous nos efforts, nous sommes toujours incapables d'affirmer ce qui a causé ce tragique événement», a admis M. Stuebing.

D'après le chef du service des incendies, rien ne permet de croire que l'incendie soit d'origine suspecte. Les enquêteurs ont également écarté la possibilité qu'un article de fumeur, un accident de cuisine ou une défaillance électrique aient déclenché le brasier.

Deux enquêteurs du service des incendies de Halifax ont participé à l'enquête menée en collaboration avec le bureau du commissaire provincial des incendies, l'assureur du propriétaire et divers experts.

«Nous en sommes tous venus aux mêmes conclusions», a soutenu le chef Stuebing.

Dans un étrange rebondissement, les enquêteurs ont déterminé que les disjoncteurs liés aux plinthes de chauffage électrique étaient éteints avant le déclenchement de l'incendie. Ce qui veut dire qu'il n'y avait pas de courant électrique relié au chauffage dans la maison.

Toutefois, les enquêteurs n'ont trouvé aucune explication sur la manière dont la famille pouvait se réchauffer lors de cette nuit d'hiver particulièrement froide.

«On n'a aucune preuve d'une autre source de chauffage dans la maison, a déclaré le chef de division Matt Covey. On n'a pas retrouvé d'appareil de chauffage d'appoint dans la maison. Il faut se rappeler qu'il s'agissait d'un puissant incendie et donc que la majorité des objets au rez-de-chaussée ont été complètement carbonisés.»

Ebraheim Barho et sa femme Kawthar ont tous deux survécu à l'incendie qui a détruit, le 19 février, la maison que la famille louait à Spryfield, en banlieue de Halifax. Ebraheim Barho a toutefois subi de sévères brûlures et est toujours hospitalisé près de sept mois plus tard.

Les sept enfants du couple, âgés de trois mois à 15 ans, ont péri dans la tragédie.

La famille originaire de Raqqa, en Syrie, avait fui la guerre pour s'installer au Canada en septembre 2017.