La confrérie des arbitres de la Ligue nationale comptera deux Gatinois dans ses rangs la saison prochaine. Julien Fournier ira rejoindre Francis Charron qui a fait ses débuts dans la LNH en 2010.

Julien Fournier reçoit l’appel de la LNH

Francis Charron ne sera plus le seul Gatinois dans la confrérie des arbitres de la LNH, la saison prochaine.

Au cours de l’été, Julien Fournier a reçu une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle. Après une saison à travailler à temps plein comme juge de lignes dans la ligue East Coast, il s’est fait remarquer par les superviseurs d’officiels du circuit Bettman, qui lui ont offert un contrat à deux volets pour la saison 2019-2020. Cet ancien de l’Association du hockey mineur de Hull (AHMH) travaillera donc autant dans la Ligue nationale que dans la Ligue américaine de hockey.

Il quitte l’Outaouais à la fin de la semaine pour se rapporter au camp d’entraînement des « zébrés » qui commencera samedi à Buffalo, après quoi il ira établir sa base à Philadelphie, là où réside également Charron, le Gatinois qui a fait ses débuts dans la LNH en 2010.

Dire qu’à la même date l’an dernier, il terminait sa formation à l’École nationale de police du Québec, à Nicolet, mettant une carrière dans les forces constabulaires en veille pour tenter sa chance au hockey professionnel. Le jeune homme de 24 ans avait alors confié au Droit qu’il « se donnait quatre ans » pour voir s’il pouvait réaliser son rêve de travailler dans la meilleure ligue de hockey au monde.


«  C’est allé plus vite que je le pensais, mais même si c’est rapide, je me sens prêt.  »
Julien Fournier

« C’est allé plus vite que je le pensais, mais même si c’est rapide, je me sens prêt, a-t-il confié mercredi. En l’espace d’un an, j’ai tellement appris sur ce métier, j’ai acquis tellement d’expérience que je ne suis pas stressé du tout maintenant. »

Fournier a été d’office pour des parties importantes le printemps dernier, autant dans la ligue East Coast que dans la Ligue américaine. Après avoir été libéré à la fin de la saison régulière pour pouvoir accepter une assignation au Championnat mondial U18 division 1 à Grenoble, en France, il est revenu travailler lors de la finale de la ligue East Coast impliquant les Growlers de Saint-Jean, Terre-Neuve (éventuels champions), ainsi que les finales d’associations dans la LAH.

Dire qu’à l’âge de 12 ans, il se souvient de ne pas avoir été retenu par les dirigeants de Hockey Gatineau quand il a présenté sa candidature pour commencer à arbitrer, comme son père Daniel. « Je n’ai pas passé le test sur patins », se rappelle-t-il. Ça s’est mieux passé l’année suivante quand il a postulé auprès de l’AHMH, et le reste fait partie de sa petite histoire personnelle le menant à la « grande ligue ».

Son mentor au sein de la confrérie des arbitres de l’Outaouais est Serge Carpentier, un ancien juge de lignes au niveau de la LHJMQ. Celui-ci l’a mis en contact avec Francis Charron l’an dernier, avant qu’il ne fasse le grand saut chez les pros.

« Je ne lui ai parlé qu’une seule fois, mais je pense que je lui ai posé 45 questions. Ça m’a vraiment beaucoup aidé à me préparer. J’ai maintenant hâte de le revoir au camp [à Buffalo]. Je pense que je vais avoir d’autres questions pour lui, vu qu’il habite à Philadelphie, mais aussi pour les autres. Les arbitres, nous sommes une petite famille et c’est cool de voir à quel point tu peux faire confiance aux autres arbitres, autant sur la glace que n’importe où ailleurs. Je me sens vraiment bien épaulé alors que je commence une carrière qui, je l’espère, va être assez longue », souligne-t-il. Fournier se dit toujours impressionné par l’accueil qu’un vétéran juge de lignes, Steve Barton, lui a témoigné quand il a travaillé lors d’un match du Rocket de Laval à la Place Bell au début de la saison dernière.

En gravissant les échelons menant à un poste à temps plein dans la LNH, Julien Fournier a hâte de travailler dans un environnement de haut calibre. « Comme arbitre, tu vois vraiment la coche qu’il y a entre les joueurs de la ligue East Coast et ceux de la Ligue américaine, et on me dit que c’est la même chose entre la LAH et la LNH. C’est un autre niveau et notre encadrement l’est aussi. Le camp à Buffalo dure cinq jours et nous allons assister à de nombreuses conférences qui vont être utiles pour se perfectionner », a-t-il noté.