Jean Charest s’est dit inquiet de la tendance à la démagogie en politique, au populisme et au dénigrement.

Jean Charest chaleureusement accueilli au congrès du PLQ

Jean Charest a soulevé le 33e congrès du Parti libéral du Québec samedi soir. Il a été chaudement et longuement ovationné par les quelque 1400 délégués présents.

L’ex-premier ministre a lancé un message d’unité et un appel aux militants, ainsi qu’aux Québécois en général, pour qu’ils élisent Philippe Couillard aux prochaines élections générales.

Il s’est dit inquiet de la tendance à la démagogie en politique; au populisme et au dénigrement. Il a évoqué Donald Trump, Marine Le Pen, le Brexit, sans oublier les partis d’opposition à l’Assemblée nationale. Il s’en est particulièrement pris à la Coalition avenir Québec de François Legault.

«Les Québécois n’ont pas besoin de la CAQ pour déprimer. Ils sont capables de faire ça tout seuls avec l’aide des médias québécois», a-t-il lancé en faisant allusion aux reportages de presse le concernant. «Moi aussi, j’apprends ce que je fais dans les journaux», a-t-il laissé tomber en faisant rire son auditoire.

Jean Charest a parlé d’un «contexte délétère».

La politique, la vraie, «permet de préparer l’avenir. Et c’est vrai depuis 150 ans pour le Parti libéral du Québec». Un parti, a-t-il dit, attaché au Canada et lié au Québec, un parti chérissant les libertés individuelles, la démocratie et l’équité entre les citoyens.

«En une trentaine d’année de vie publique, je n’ai jamais vu l’économie du Québec en aussi bonne forme que cette année. Nous devons ça à une équipe. Nous devons ça à un gouvernement. Ce que Philippe Couillard a réalisé, c’est historique dans l’histoire du Québec. Ça ouvre des choix.»