Pour le cas particulier du Droit, le ministre Lacombe ignorait, vendredi, si le fait que son siège social soit situé en Ontario change la donne par rapport aux cinq autres quotidiens du Groupe Capitales Médias, tous situés en sol québécois.

«Je ne peux pas concevoir qu’un quotidien comme Le Droit puisse disparaître» - Mathieu Lacombe

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, n’ose pas imaginer que le quotidien Le Droit « puisse disparaître » de la région.

M. Lacombe a plaidé pour une aide aux médias régionaux, vendredi, lorsqu’il a été invité à réagir en mêlée de presse aux informations ayant circulé plus tôt dans la semaine sur les difficultés financières auxquelles fait face le Groupe Capitales Médias, qui possède Le Droit, Le Soleil, La Tribune, Le Nouvelliste, Le Quotidien et La Voix de l’Est.

« Je suis confiant qu’on va être là pour les médias régionaux, a-t-il mentionné. Vous savez, j’ai moi-même représenté la Fédération professionnelle des journalistes en Outaouais et moi, je ne peux pas concevoir qu’un quotidien comme Le Droit puisse disparaître de la région de l’Outaouais. On a besoin du Droit, comme on a besoin de tous les médias régionaux, ça, c’est clair, parce que chacune de ces voix-là est importante. »

Le ministre responsable de la région a souligné que lors de sa dernière intervention à titre de chef d’antenne de TVA Gatineau-Ottawa, il y a un peu plus d’un an, il a fait valoir l’importance de prendre « soin » des médias régionaux. « Je suis confiant que le gouvernement va être là, d’ailleurs on l’a déjà dit très clairement. On va être là pour appuyer les médias régionaux. Maintenant, il y a une solution peut-être à trouver à court terme, ceci dit il y a des discussions qui sont en cours. Moi, je pense qu’il faut laisser le temps à ces discussions-là d’avoir lieu. »

Mathieu Lacombe affirme que pour des mesures à plus long terme, un comité interministériel et une commission parlementaire se penchent sur le dossier pour déterminer comment les médias régionaux peuvent être davantage soutenus.

Pour le cas particulier du Droit, le ministre Lacombe ignorait, vendredi, si le fait que son siège social soit situé en Ontario change la donne par rapport aux cinq autres quotidiens du Groupe Capitales Médias, tous situés en sol québécois.

« C’est une excellente question et je vous assure que si c’était le cas, je serais le premier à faire valoir à mes collègues que ce n’est pas du tout une bonne raison d’exclure Le Droit de cette aide-là, parce que Le Droit fait partie du paysage depuis tellement longtemps, [il] fait partie de tellement de grandes batailles aussi – on se rappelle tous de Montfort –, mais [il] fait partie du paysage québécois aussi en couvrant l’actualité québécoise depuis tellement longtemps qu’on ne peut pas s’imaginer que ça puisse disparaître du jour au lendemain », a-t-il mentionné.