Un mandat d’arrestation est en vigueur dans le but de retrouver Jason Roy Lagacé, toujours en cavale, qui pourrait se trouver n’importe où au Québec.
Un mandat d’arrestation est en vigueur dans le but de retrouver Jason Roy Lagacé, toujours en cavale, qui pourrait se trouver n’importe où au Québec.

Jason Roy-Lagacé en cavale

Alors que les représentations sur sentence dans le procès de Jason-Roy Lagacé, un ex-militaire reconnu coupable d’agression sexuelle et de voie de fait armée, sont remises au 4 août, une présumée 4e victime s’ajoute au dossier et quelques mandats supplémentaires pourraient être émis. Rien pour améliorer la situation, Lagacé est introuvable.

Un mandat d’arrestation est en vigueur dans le but de retrouver l’individu en cavale qui pourrait se trouver n’importe où au Québec. Me Charles Cantin, qui représente Lagacé, est en attente de développements concernant la situation. « Présentement, je suis en appel, je dois faire mes mémoires d’appel et je travaille fort là-dessus. On va faire nos représentations sur sentence en bonne et due forme, mais je vais voir la suite des choses. Un jour où l’autre, on va avoir des nouvelles », a-t-il expliqué au Quotidien, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

Déjà, les surprises s’enchaînaient dans cette affaire. Malgré les représentations sur sentence prévues en Cour du Québec, autant la défense que la couronne ont porté en Cour d’appel les décisions rendues l’automne dernier par le juge Jean Hudon. Le procureur de la défense, Me Charles Cantin, souhaitait aller en appel pour le verdict de culpabilité au chef d’accusation d’agression sexuelle. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), représenté par Me Karen Inkel, remettait en cause l’acquittement de Jason-Roy Lagacé pour les neuf autres chefs d’accusation.

En février dernier, un report des représentations sur sentence avait également été demandé par la défense dans le but de faire un rapport sexologique, une procédure d’une durée de trois mois. Cette étape du procès a donc été reportée une seconde fois au 4 août en raison du retard qu’a engendré la COVID-19 et l’absence de l’accusé.

Le juge Jean Hudon a demandé à Me Inkel de veiller à informer les victimes du report de la procédure.

Autre rebondissement au palais

Pendant ce temps se poursuivait le procès de Pascal Grandisson, Éric Lemieux et Dave Martel. Trois témoins civils devaient témoigner, mercredi, mais le déroulement s’est fait autrement. Dave Martel, accusé notamment d’entrée par effraction, a dû raconter sa version des faits. Il a fait le récapitulatif de sa journée, du début de l’après-midi où il aurait consommé plusieurs types de drogues et d’alcool, au moment de l’introduction par effraction et l’arrestation du 19 septembre 2019.

Dans son témoignage, Martel explique que l’idée de voler des stupéfiants vient de lui. Il en a fait part à son ami Éric Lemieux et à un autre individu, qui n’est pas Pascal Grandisson. Ce sont ces trois hommes qui auraient commis les méfaits à la résidence des deux personnes âgées alors que Grandisson et sa copine n’avaient fait que leur offrir, à lui et Éric Lemieux, un transport sans connaître leurs intentions de commettre un vol. Le troisième individu impliqué était quant à lui dans un autre véhicule.

Pendant son passage à l’appartement des victimes, Dave Martel aurait réalisé qu’il n’avait pas cambriolé le bon domicile et a demandé à quitter, car la drogue qu’il recherchait n’était pas à cet endroit.

Dans son témoignage, Martel a tenu à souligner qu’il regrettait ses gestes. « Je regrette mes 9 mois de prison pour ça. J’en rêve et je fais souvent le scénario dans ma tête. »

Les prochains témoins de la défense se présenteront jeudi matin pour la suite du procès.