Le député de Papineau, Alexandre Iracà, nie avoir écouté le hockey en pleine commission parlementaire.

Iracà nie avoir écouté le hockey en commission parlementaire

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, affirme par le biais de son conseiller politique ne pas avoir écouté un match de hockey alors qu’il siégeait en pleine commission parlementaire portant sur la prévention des violences à caractère sexuel sur les campus universitaires.

Un reportage du Huffington Post paru lundi soir et titré «Un député d’arrière-ban surpris en train d’écouter du hockey» a circulé abondamment sur le Web ces dernières heures. L’article en question fait référence à un événement survenu lors de la séance de la commission de la Culture et l’Éducation tenue jeudi dernier à Québec, où des élus procédaient à l’étude détaillée du projet de loi 151 visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur.

Pendant la session, un échange impliquant la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, et la porte-parole du Parti québécois en matière de Condition féminine, Catherine Fournier, est interrompu pendant quelques secondes par le bruit d’un match de hockey en provenance de l’ordinateur de M. Iracà.

Sur la vidéo tournée pendant la séance de la commission, on entend d’ailleurs la présidente de la commission, Rita de Santis, rappeler à l’ordre son collègue libéral. Celui-ci présente ses excuses à la ministre David, sourire aux lèvres, avant que les discussions reprennent ensuite entre cette dernière et la représentante du Parti québécois. 

M. Iracà n’était pas disponible pour s’entretenir avec les médias, mardi, a-t-on fait savoir à son bureau. Le conseiller politique du député de Papineau, Michel Pilotte, a cependant fait savoir au Droit que M. Iracà n’était aucunement en train de visionner un match de hockey au moment de l’incident en question.

M. Pilotte a expliqué que le député tentait simplement de trouver des informations reliées à la commission parlementaire, mais que son ordinateur avait ouvert par erreur la diffusion de la partie opposant le Canadien de Montréal aux Red Wings de Détroit. Aussitôt que M. Iracà a réalisé ce qui se passait, celui-ci a d’ailleurs fermé son portable, soutient le conseiller politique.