Un homme de 75 ans est décédé à la suite d’une intoxication au monoxyde de carbone dans une résidence d’Orléans à Ottawa. Sa femme a elle aussi été intoxiquée et a été transportée à l’hôpital et se trouve dans un état critique.

Intoxication au monoxyde de carbone à Ottawa: un homme décède, une femme dans un état grave

Un appareil ménager fonctionnant au gaz naturel serait à l’origine d’une fuite de monoxyde de carbone qui a tué un homme de 75 ans et laissé sa conjointe dans un état critique, mardi, dans le secteur Orléans à Ottawa.

Il s’agit d’un deuxième cas d’empoisonnement mortel au monoxyde de carbone en moins d’une semaine dans la région d’Ottawa-Gatineau.

Selon François D’Aoust, du Service de police d’Ottawa (SPO), une amie s’est rendue chez le couple après leur avoir parlé au téléphone en début de journée. Le couple et la dame avaient convenu de se rencontrer vers 10 h 45 à la résidence du 383, croissant Phoenix.

L’intoxication se serait produite rapidement, bien que les services d’urgences ne pouvaient pas se prononcer sur la durée exacte de leur exposition au gaz.

« Lorsque cette amie est arrivée, a résumé le policier D’Aoust, elle a tout de suite constaté que la femme était en détresse respiratoire. L’homme était déjà décédé. »

L’amie n’a eu que quelques secondes pour tenter de secourir les victimes et faire le 9-1-1, avant d’être à son tour incommodée par le taux élevé de monoxyde de carbone. Elle aussi a été hospitalisée.

Le corps du septuagénaire a été sorti de la résidence d'Orléans en fin d'après-midi.

Les équipes médicales tentaient de sauver les deux femmes à l’aide d’une chambre hyperbare servant à augmenter le taux d’oxygène dans le sang. La conjointe du défunt reposait dans un état critique, alors que leur amie semblait avoir de meilleures chances de survie, en fin de journée.

« Le taux de monoxyde de carbone était assez élevé pour que les premiers répondants ne puissent pas entrer dans la maison à leur arrivée », a renchéri le policier D’Aoust.

L’alimentation au gaz naturel a été éteinte pour permettre aux enquêteurs de faire leur travail.

Une coroner s’est rendue sur les lieux peu avant 16 h. Le corps du septuagénaire a été sorti de la résidence peu après.

Le taux de monoxyde a atteint 600 parties par million (PPM) dans certaines pièces de la maison. Il a atteint les 700 PPM au sou-sol, ont précisé les pompiers d’Ottawa, mardi. Ce taux peut provoquer l’évanouissement et la mort après une exposition d’une durée de moins d’une heure.

Ce gaz est indolore et incolore. Les autorités ont répété, hier, l’importance d’avoir un détecteur de monoxyde de carbone fonctionnel chez soi.

Les autorités ont confirmé que la résidence unifamiliale était chauffée au gaz naturel.

L’Autorité des normes techniques et de la sécurité de l’Ontario a été appelée sur les lieux afin de vérifier l’état des installations domestiques.

Les paramédics d’Ottawa ne pouvaient en dire davantage sur l’état de santé de la femme de 75 ans, mardi en fin d’après-midi.

L’hypothèse d’un feu de foyer pour expliquer ces émanations a rapidement été écartée.

Un animal de compagnie a été pris en charge par les services municipaux.

Jeudi, deux sexagénaires sont morts dans l’incendie de leur résidence du 312, rue de la Madeleine, dans le secteur Gatineau. 

Les deux victimes ont aussi succombé à un empoisonnement au monoxyde de carbone. 

Leurs corps ont été découverts au sous-sol.