Après quelques minutes d’intervention, les policiers ont mis fin au confinement au cégep de Baie-Comeau, barricadé en raison de menaces sur les réseaux sociaux.

Intervention policière au cégep de Baie-Comeau à la suite de menaces sur les réseaux sociaux

BAIE-COMEAU – Des menaces sur les réseaux sociaux ont forcé les policiers de la Sûreté du Québec à intervenir au cégep de Baie-Comeau, lundi matin. L’individu qui aurait proféré ces menaces n’était toutefois pas sur les lieux et a été rapidement arrêté à son domicile.

L’homme de 42 ans, connu des milieux policiers, aurait publié des propos laissant entendre qu’il pourrait s’en prendre à des étudiants ou des membres du personnel du cégep. La SQ a été avisé à 10h50, à la suite d’un appel d’un citoyen, de propos jugés inquiétants sur Facebook, «et avant même les vérifications de base, on a demandé le confinement barricadé au cégep», a soutenu le porte-parole du corps policier, Hugues Beaulieu.

Protocole d’urgence

Le personnel et les étudiants du cégep se sont donc barricadés dans leurs bureaux ou leurs classes. Même chose du côté de l’école secondaire Serge-Bouchard et du centre de formation professionnelle, qui se trouvent tout juste en face de l’établissement collégial, et du CPE Les P’tits bécots, situé sur le même terrain que le cégep.

«On a eu une information de la Sûreté du Québec nous disant qu'il y avait une situation d'urgence. Quand les policiers sont arrivés ici, on nous a demandé d'appliquer le protocole de confinement barricadé, ce qu'on doit faire quand il y a une menace», a indiqué le directeur général du cégep, Claude Montigny, qui assure que la procédure s'est bien déroulée et qu'il n'y a pas eu de mouvement de panique.

«C’est un peu stressant parce qu’on pense à beaucoup de choses et on se demande si pour nos collègues d’à côté, ça va bien, mais quand on n’entend pas de bruit, c’est encourageant», a souligné au Soleil une membre du personnel, Mélanie Bernier-Savard, quelques minutes après la levée du confinement.

«On savait quoi faire, ça rassure de connaître les étapes et d’avoir déjà eu une pratique avant», a ajouté la conseillère pédagogique.

La Sûreté du Québec n’a pas dévoilé la teneur des propos jugés menaçants. Après une intervention d’environ une heure, tout est rentré dans l’ordre et les cours ont repris normalement aux deux écoles.

Le quadragénaire devrait comparaître mardi matin au palais de justice de Baie-Comeau. En fin de journée lundi, les accusations n’étaient pas encore déterminées, mais il devrait répondre à tout le moins d’accusations de menaces.