Bruno Dufour était parvenu à s’installer dans l’entretoit de la pharmacie Jean Coutu, sur la rue Racine, à Chicoutimi, jusqu’à ce qu’un début d’incendie dévoile véritablement qu’il y était comme si c’était son logement.

Il squattait l’entretoit du Jean Coutu

Le Chicoutimien Bruno Dufour s’était trouvé un endroit pour se loger durant les périodes difficiles. Le problème, c’est qu’il s’était installé illégalement dans l’entretoit de la pharmacie Jean Coutu, sur la rue Racine, et que par négligence, il y a mis le feu.

L’homme de 42 ans a plaidé coupable, lundi, à un méfait dans un édifice commercial et de bris d’engagement pour avoir manqué un couvre-feu et de ne pas avoir respecté les directives de la Maison d’accueil pour sans-abris de Chicoutimi.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Luc Tourangeau, en défense. Dufour, un habitué du Palais de justice, a écopé d’une peine de 90 jours de détention. Comme il a purgé l’équivalent de 78 jours de détention préventive, il lui reste un résiduel de 12 jours à faire à l’ombre.

travaux

Les malheurs de Dufour, un consommateur de stupéfiants depuis de nombreuses années et ne possédant aucune adresse, ont débuté lorsqu’un entrepreneur en construction a débuté des travaux sur l’édifice commercial de la rue Racine.

Au fil des jours, les travailleurs ont remarqué que des individus se promenaient dans la toiture de l’édifice. Dufour squattait tout simplement l’endroit.

« Ils sont allés les aviser, dont M. Dufour, qu’ils ne pouvaient rester sur place, que c’était trop dangereux en raison des travaux », a expliqué Me Vallée.

Mais les travailleurs n’ont jamais pensé que Bruno Dufour pouvait y avoir établi sa « résidence » durant la période estivale.

« Ils ont vu ce qui se passait, car ils ont remarqué qu’il y avait un début d’incendie. Rien de grave, car ils sont parvenus à éteindre l’incendie rapidement », a poursuivi Me Vallée.

Son avocat a pu démontrer que l’incendie n’a pas été allumé volontairement.

« Le peu de biens qu’il possédait se trouvait sur les lieux. L’incendie a été allumé en raison d’une négligence. Même si les employés l’ont vu, il ne semblait pas être dérangeant, car ceux-ci lui donnaient à manger ou lui fournissaient du Subway à l’occasion », a indiqué Me Tourangeau.

Mais qui dit début d’incendie, dit aussi visite des pompiers et des policiers. Des plaintes ont été déposées et Bruno Dufour a été accusé.

Le client de Me Tourangeau a comparu le 25 juin et a été remis en liberté le 5 juillet en donnant comme adresse la Maison d’accueil pour sans-abris de Chicoutimi.

Le 7 juillet, Dufour a disparu de la résidence où il devait demeurer, d’où les bris d’engagement.