Il revendique son droit de mâcher de la gomme en pleine cour

Un individu a appris qu’un certain décorum était obligatoire dans les salles d’audience du Palais de justice de Chicoutimi, mardi matin. Mâchant une gomme en cour, il s’est rapidement fait avertir par l’huissier, mais plutôt que de la jeter à la poubelle, l’homme d’une quarantaine d’années a crié haut et fort qu’il s’agissait de son droit.

L’individu était en attente que son dossier soit entendu par la juge Isabelle Boillat. Se déplaçant en fauteuil roulant, l’homme a vite montré des signes d’impatience lorsque l’huissier s’est déplacé jusqu’à lui pour l’avertir que la gomme était interdite en cour.

« Je m’en tabarnac tu », a répondu, de manière à ce que tout le monde entende, ce qui a forcé la juge à arrêter ce qu’elle était en train de faire.

« Ce n’est pas la justice qui va gérer ma vie. C’est mon droit. J’attends depuis tantôt, criss que c’est long », a affirmé l’homme, qui a finalement été invité à quitter la salle d’audience, escorté par les constables.

« Tu as besoin d’être plus gros que ça pour m’arrêter », a ajouté l’individu, à l’endroit de l’huissier. Finalement, quelques minutes plus tard, l’homme est revenu dans la salle, espérant que son dossier procéderait enfin. Il mâchait encore sa gomme.

La juge Isabelle Boillat a accepté d’entendre son avocat, Me Charles Cantin, afin que l’homme puisse quitter le palais de justice.

Elle l’a toutefois sommé de jeter sa gomme et il a finalement obtempéré, mais en répétant que c’était son droit.

L’individu a également rouspété lorsqu’on l’a informé qu’il devrait revenir devant le tribunal à une date ultérieure.

« J’aimerais mieux que ce soit un mardi », a-t-il dit, coupant ainsi la parole à son criminaliste.

« Ce n’est pas vous qui décidez », a répondu la juge.

« À cause ? », a demandé l’individu.

« Vous discuterez avec votre avocat et vous suivrez les consignes qu’il va vous dire. Il y a un certain décorum en justice que vous devez respecter », a conclu la juge Boillat.

L’homme a quitté la salle en saluant des amis. « Salut, les boys », a-t-il lancé, encore une fois de façon à ce que tout le monde l’entende. Patricia Rainville