Il évite un procès en prétendant être en fin de vie depuis 2015

Un individu accusé d’attentat à la pudeur en 2015 pour des crimes commis dans les années 1970 devra soumettre un rapport médical clair s’il veut éviter de se présenter en cour. C’est que son dossier est reporté de date en date depuis sa comparution, puisqu’il se dit en fin de vie depuis 2015.

Jean-Paul Larouche fait face à des accusations d’attentat à la pudeur, un crime d’époque qui ne figure plus au Code criminel récent. Depuis 2015, il doit se présenter devant les tribunaux pour subir son procès, mais son état de santé ne lui permet pas de se déplacer seul, écrit son médecin.

Vendredi matin, son nom revenait sur le rôle du Palais de justice de Chicoutimi et son avocate, Me Mélanie Décoste, a demandé à ce que le dossier soit remis, encore pour des raisons de santé.

«Monsieur est en fin de vie et il a demandé l’aide médicale à mourir. Il ne répond toutefois pas encore aux critères», a affirmé Me Décoste.

Le procureur des poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Sébastien Lebel, s’est toutefois impatienté.

«Nous comprenons que Monsieur peut avoir des problèmes de santé. Mais il fait face à des accusations graves et il y a une victime qui attend un dénouement judiciaire. Ce n’est quand même pas un vol à l’étalage chez Walmart», a affirmé Me Lebel.

La juge Isabelle Boillat s’est dit en accord avec la poursuite. «J’ai moi-même reporté ce dossier en 2018 et plusieurs de mes collègues l’ont fait. Mais Monsieur présente toujours la même lettre du médecin qui date de 2015. Il nous faut un bilan de santé plus clair, afin d’être bien certain qu’il lui est impossible de se présenter en cour. Ce qu’on lit, c’est qu’il a besoin d’aide pour se déplacer», a affirmé la juge, sommant l’avocate de la défense à faire le nécessaire pour obtenir un tel bilan, sinon quoi Jean-Paul Larouche devra faire face à la justice.