Hépatite ou VIH: 4600 patients d'une clinique d'Ottawa à risque d'infection

Santé publique Ottawa (SPO) annonce que 4600 patients d’une clinique de Stittsville sont à risque d’avoir été infectés par l’hépatite B, l’hépatite C et, dans une moindre mesure, au VIH.

Depuis 2003, les patients du Main Street Family Medical Centre (située au 1251, rue Main) qui ont subi des chirurgies mineures pourraient avoir contracté ces infections en raison de pratiques déficientes de nettoyage d’outils réutilisables comme des ciseaux et des pinces.

Ces 4600 personnes représentent environ 5% des 90 000 patients de la clinique depuis son ouverture en décembre 2003. Les personnes ciblées par cet avis ont subi l’une des interventions chirurgicales mineures :

  • Ablation d’un acrochordon (tétine), d’une tache, d’un grain de beauté ou d’un kyste à l’aide d’une lame de scalpel ou de ciseaux
  • Biopsie cutanée
  • Incision ou drainage d’abcès ou de kyste, remplissage avec tampon(s) de gaze
  • Ablation (partielle) d’un ongle incarné
  • Point(s) de suture ou agrafe(s), ou leur retrait
  • Retrait d’un corps étranger

D’autres interventions médicales comme une injection, une prise de sang, une cytologie (test de Pap) ou une biopsie de l’endomètre ne devraient pas avoir causé de problèmes. Tous les patients vus depuis le 25 avril peuvent également dormir sur leurs deux oreilles puisque les interventions à risque ont été interdites par SPO depuis cette date.

Le Main Street Family Medical Center doit envoyer une lettre à tous les patients touchés, mercredi après-midi. SPO recommande à toutes ces personnes de subir un test de dépistage pour s’assurer qu’elles ne sont pas atteintes par l’une des infections.

En conférence de presse, la médecin adjointe en santé publique de SPO, Dre Geneviève Cadieux, a rappelé que SPO déclenche des enquêtes uniquement à la réception d’une plainte du public, ce qui explique que les pratiques déficientes aient pu durer près de 15 ans dans cette clinique de Stittsville.

La Dre Cadieux a également indiqué que la recommandation est de contacter les patients vus depuis 2003 puisqu’on n’a pas été en mesure de « démontrer que la situation était meilleure dans le passé ».

Le citoyen qui a porté plainte avait constaté des problèmes d’insalubrité généralisés, tant aux locaux de clinique qu’à son matériel. SPO soutient que les problèmes étaient généralisés au Main Street Family Medical Center, donc qu’on ne peut blâmer une personne en particulier au sein du personnel présent et passé de l’établissement de santé.

Pour l’instant, aucun cas d’hépatite B, d’hépatite C ou de VIH lié aux opération de la clinique n’a été rapporté.