Un premier poteau a été installé par Bell il y a un an, mais aucune demande de transfert n’a été faite à Hydro-Québec avant mars 2020. La nouvelle structure a été brûlée par les fils électriques.
Un premier poteau a été installé par Bell il y a un an, mais aucune demande de transfert n’a été faite à Hydro-Québec avant mars 2020. La nouvelle structure a été brûlée par les fils électriques.

Fibre optique: remplacement d’un poteau qui empêchait 350 maisons d’être branchées

Les citoyens de St-Armand commencent à voir la lumière au bout du fil optique. Un poteau problématique appartenant à Hydro-Québec, mais sous la responsabilité de Bell Canada, a finalement été remplacé, ce qui permettra à IHR Télécom de déployer la fibre optique pour 350 résidences.

Le poteau fait partie du parc Hydro-Québec, qui possède 61 % des poteaux téléphoniques au Québec, indique Mélanie Destrempes, conseillère aux relations avec le milieu pour Hydro-Québec. «À partir du moment où il y a un équipement de télécommunication, comme Bell, ça devient le projet du câblodistributeur. Dans ce cas-ci, c’est Bell qui est responsable de faire les travaux et la location.»

Mme Destrempes rapporte que, il y a plus d’un an, le géant des télécommunications a remplacé un poteau sur le chemin de St-Armand après avoir reçu une demande de location de IHR Télécom, mandaté par la MRC Brome-Missisquoi pour déployer la fibre optique. L’ancien poteau n’était plus assez fort pour supporter des infrastructures supplémentaires.

Pendant des mois, aucun fil n’a été transféré sur le nouveau poteau et le statu quo s’est maintenu jusqu’au printemps 2020, retardant du même coup le projet de IHR télécom, qui loue l’équipement de Bell pour passer sa fibre optique. Puisqu’il s’agit d’équipements appartenant à Bell, c’est cette entreprise qui devait assurer le suivi.

Au fil du temps, le contact entre les fils électriques de moyenne tension, toujours sur l’ancien poteau, avec le nouveau a toutefois provoqué un feu sur la structure.

Bell a envoyé une requête à Hydro-Québe, le 3 mars dernier, pour que les fils de moyenne tension soient transférés de structure. Or, quand la société d’État était prête à faire les travaux, ce n’était plus possible puisque le poteau était brûlé en partie.

«Quand Bell a remplacé le poteau, il n’a pas mis d’isolateur, rapporte la conseillère. On ne savait pas que le poteau avait brûlé.»

C’est IHR qui a informé Hydro-Québec de l’état de la structure. Hydro-Québec a signalé la situation à Bell et lui a demandé que la démarche de remplacement soit priorisée, ajoute Mme Destrempes.

Un nouveau poteau a été installé la semaine dernière pour remplacer la structure désuète et celle qui a été endommagée.

Deuxième poteau planté

Le deuxième nouveau poteau a finalement été planté la semaine dernière. Deux fils électriques sur trois ont été transférés. Elle n’a pas pu nous dire pourquoi le troisième ne l’a pas été en même temps. «Peut-être que des entrepreneurs ont commencé le travail et ont été appelés sur un autre appel de service, comme une panne», indique Mme Destrempes.

Quant aux fils de télécommunications, ils n’ont pas été transférés encore.

L’équipe de IHR devrait pouvoir bientôt relier la tête de ligne au reste du réseau et ainsi alimenter en internet haute vitesse 350 résidences de Saint-Armand, indique Patrick Bonvouloir, directeur de l’organisme mandaté par la MRC Brome-Missisquoi pour le déploiement de la fibre optique dans la région.

«Il y a beaucoup de projets en cours avec IHR (NDLR: un projet représente chaque demande de permis pour chaque poteau) et présentement, on travaille de très près avec eux. Il y a des suivis très assidus pour les projets à prioriser. Plusieurs projets sont en haut de la liste de IHR pour donner accès à la haute vitesse le plus vite possible. Je crois que tout le monde est sensibilisé, avec le contexte actuel, sur l’importance de la haute vitesse, conclut-elle avec optimisme. On espère que les résultats seront au rendez-vous.»

Rappelons que Québec a créé une table de coordination afin d’accélérer le processus d’acceptation des demandes de permis dans les régions du Québec. À cette table se trouvent des représentants du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec (MEI) et de propriétaires de poteaux téléphoniques, soit Bell Canada, Hydro-Québec, Télébec et Telus.