À l’instar de ses consœurs et confrères à vélo du SPVQ, Catherine Viel travaille à l’Unité jeunesse, en milieu scolaire. Lorsque la dernière cloche sonne à la fin du mois de juin, elle retrouve sa bicyclette pour l’été.

Être policière à bicyclette, «du bonbon» [VIDÉO]

À tous ses quarts de travail entre la Saint-Jean-Baptiste et la rentrée scolaire, Catherine Viel enfourche son vélo «orange fluo» et quitte le poste de l’arrondissement de Charlesbourg pour une journée de patrouille. Elle est l’une des 20 policières et policiers de l’unité de vélos du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), et «c’est du bonbon», selon elle.

Pour clore la saison, plusieurs membres de cette escouade participeront, le 15 septembre, à la troisième randonnée cycliste des policiers et policières de la Ville de Québec au profit de Centraide. L’an passé, 200 personnes étaient de l’événement, et plus de 7000 $ avaient été amassés. 

Le coup d’envoi des trois pelotons sera donné sur le site d’ExpoCité : un circuit de 50 kilomètres à 22 km/h, et deux randonnées de 100 kilomètres à 25 et 28 km/h. Alors que les participants seront escortés par 25 policiers actifs ou retraités, ils vivront l’expérience du «professionnel», fait valoir Catherine Viel. Les feux rouges et les arrêts seront accessoires, et les endroits normalement interdits pourront être parcourus. 

Une dizaine de policiers de l’escouade de vélos seront de la randonnée, en plus de ceux en civil. Un événement familial suivra à la place Jean-Béliveau. 

Après l’école, le vélo

À l’instar de ses consœurs et confrères à vélo du SPVQ, Catherine Viel travaille à l’Unité jeunesse, en milieu scolaire. Lorsque la dernière cloche sonne à la fin du mois de juin, elle retrouve sa bicyclette. En tout, 19 policiers et un sergent se partagent le mandat. 

Policière depuis 18 ans, elle était auparavant aux communications du SVPQ puis à la patrouille en voiture. «C’est mon deuxième été à vélo, dit-elle, et j’adore ça.»

Trois jours de formation à Nicolet sont nécessaires pour intégrer l’unité, où les agents apprennent entre autres plusieurs manœuvres d’interception. 

«On échange plus avec les citoyens, on est plus près de la communauté, on apprend à connaître les itinérants des secteurs de la Ville», illustre la policière. 

Deux par deux, toujours, l’unité de vélos parcourt des dizaines de kilomètres quotidiennement, veillant principalement aux règlements municipaux et au code de la sécurité routière.

Sur les pistes cyclables, dans les parcs, les boisés ou sur les berges de la rivière Saint-Charles, ils circulent dans les secteurs de la Ville moins accessibles aux patrouilleurs en voiture. «On peut surprendre les gens en flagrant délit en arrivant rapidement sur nos vélos. On participe à plusieurs interventions.» 

La collaboration des patrouilles en voiture est souvent requise par l’unité à vélo pour des poursuites à grande vitesse ou le transport des personnes en état d’arrestation au poste, par exemple. 

Ce qui est le plus remarquable selon elle est le manque de courtoisie, autant sur les pistes cyclables que sur les routes. «Les gens roulent vite, se crient les uns sur les autres, ne font pas attention, d’autres sont distraits ou bloquent le chemin, les arrêts sont ignorés», énonce Mme Viel. 

«Ça fait quelques années que les policiers circulent à vélo, poursuit-elle. Les citoyens commencent à nous voir, à comprendre que notre autorité est la même qu’en véhicule.»