Entente de principe pour 2000 paramédics

Après 44 mois de négociations qui se sont souvent déroulées dans un climat houleux, 2000 paramédics membres de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) a annoncé avoir signé une entente de principe avec l’Association des Propriétaires d’Ambulances Régionaux (APAR) et la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ).

Les membres sont des répartiteurs médicaux d’urgence et personnel de soutien et de bureau répartis sur l’ensemble du territoire québécois.

La nouvelle convention collective d’une durée de sept ans viendra à échéance en 2022.

L’entente comprend un régime de retraite assuré pleinement par des prestations déterminées, des pauses repas plus longues et des augmentations salariales échelonnées dans le temps.

 «Je suis très content du travail effectué aujourd’hui et au cours des dernières semaines. Nos membres ont été patients et pourront bientôt en récolter les fruits», a fait savoir Daniel Chouinard, président de la FPHQ, par voie de communiqué tôt samedi matin.

En août, 230 paramédics répartis à travers la province, notamment dans la région, avaient aussi signé une entente de sept ans avec l’employeur Dessorcom.

Méthodes critiquées

Durant les négociations, les ambulanciers de Québec avaient rendu publics des cas de décès attribuables, selon le syndicat, au manque d’effectifs sur les routes.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux de l’époque, Gaétan Barrette, avait alors parlé d’une «dynamique de relations publiques que je qualifierais d’inappropriée et de déplorable».

«Il n’y a pas de problème de qualité ni de quantité de service à la population de la Capitale-Nationale. […] En aucun cas il n’est possible de faire un lien entre les protocoles et les décès des patients», avait-il affirmé au Soleil. «On instrumentalise des situations et on dramatise à des fins de négociations syndicales».