Le plan d'eau situé à l'ancienne carrière Morrison

Enquête sur le décès d’un plongeur à l'ancienne carrière Morrison

Le Coroner enquête sur le décès du plongeur survenu dans l’ancienne carrière Morrison, dimanche.

La victime, un Ottavien de 24 ans, effectuait une plongée récréative dans le plan d’eau situé à Chelsea, avec un homme du même âge.

Selon les témoignages recueillis par la police de la MRC des Collines, un des deux plongeurs été contraint d’abandonner son partenaire en difficulté sous l’eau pour remonter à la surface, et contacter les services d’urgence.

Le drame s’est produit vers 17 h 15.

Le corps a été repêché peu de temps après. On ignorait toujours ce qui a causé la noyade, lundi.

« La victime a été extirpée par deux autres plongeurs expérimentés », a précisé par communiqué la police, au lendemain de l’incident.

Les secouristes ont fait des manœuvres de réanimation, en vain.

Le décès du jeune homme a été constaté à l’hôpital de Wakefield.

Le bureau des enquêtes du Service de la sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais et le bureau du Coroner enquêtent sur les causes et circonstances de ce décès.

Plongeurs « avancés »

Selon un responsable de la carrière Morrison, David Morrison, les plongeurs impliqués possédaient leurs certificats de plongée de catégorie « avancée ».

« J’ignore si le jeune homme a manqué d’air, ou quoi que ce soit, a dit M. Morrison, lundi. Les plongeurs avaient leurs cartes [de compétence]. Si ce n’était pas le cas, ils n’auraient pas été autorisés à plonger. »

M. Morrison n’a pas voulu commenter davantage, laissant le soin aux autorités de mener leurs enquêtes.

La chef aux opérations de la Coopérative des paramédics de l’Outaouais, Marie-Ève D’Aoust, a rappelé le caractère particulier de cet incident. « Le drame s’est produit à la fin de la Semaine de la prévention de la noyade au Québec. »

Le trou de l’ancienne carrière a 130 pieds de profondeur. L’infrastructure compte plusieurs paliers situés à différentes profondeurs, afin d’accommoder les plongeurs de différentes compétences.

Au fil des ans, les responsables ont fait couler une carlingue d’avion, deux voitures et d’autres structures métalliques afin de permettre aux adeptes de « visiter » des épaves.

Selon le site spécialisé scubapedia.ca, « la clarté de l’eau oscille entre 60 pieds et 20 pieds, tout dépendant de l’achalandage et la saison. »