Des peluches, des mots de soutien et des fleurs ont été déposés près du lieu où un garçon de 8 ans a perdu la vie, mercredi, à Wemotaci.

Enfant heurté par un train: Wemotaci sous le choc

TROIS-RIVIÈRES — La peine est immense à Wemotaci alors qu’un garçon de 8 ans a trouvé la mort happé par un train sur le pont ferroviaire surplombant la rivière Saint-Maurice. Ébranlées par le drame, plusieurs personnes sont venues déposer des peluches aux abords de la structure pour exprimer leur chagrin et aussi leur appui à la famille touchée par ce drame terrible.

La tragédie est survenue mercredi peu après la fin des classes. Environ cinq enfants sont allés jouer sur le pont qui est bordé par une passerelle piétonnière. À la vue du train, ils se sont dépêchés de quitter les rails. Mais l’un d’eux n’y est tout simplement pas arrivé.

Très vite, la nouvelle s’est répandue. «Quand la nouvelle s’est propagée, la communauté était sous le choc. Les parents recherchaient leurs enfants. Aujourd’hui, c’est beaucoup de tristesse», raconte François Néashit, chef de Wemotaci.

Les enfants qui ont été témoins du drame reçoivent l’aide d’intervenants sociaux. Les écoles ont été fermées en matinée jeudi pour mettre en place un plan d’intervention auprès des élèves.

La passerelle est un endroit où les enfants aiment jouer. «C’est quand même un endroit qui est facile d’accès. Il y a de la prévention, mais c’est difficile. C’est un peu à l’écart du village et on n’a pas une vue directe de la passerelle et du pont, alors c’est difficile d’avoir une surveillance de tous les instants à cet endroit», précise M. Néashit.

Une clôture la sépare des rails, mais il y a des brèches. «Les enfants passent facilement à travers», précise le chef.

L’accident a eu des échos jusqu’à La Tuque. Le garçon et sa famille y ont déjà habité et des proches y vivent encore. «On est une communauté tissée serrée. C’est certain que la priorité était portée vers la famille et les personnes proches de ce jeune homme-là», mentionne Christine Jean, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de La Tuque. Des enfants sont aussi touchés. «En ayant fréquenté le milieu, il avait des amis à La Tuque. Ces jeunes-là, ce matin, sont ébranlés», indique Mme Jean.

L’équipe du Centre était d’ailleurs disponible pour appuyer les gens qui en ressentaient le besoin. «C’est certain que ça affecte une communauté au complet une tragédie comme celle-là, que les gens soient en milieu urbain ou dans les communautés. Même les personnes non autochtones sont touchées. On reçoit beaucoup de messages de sympathie sur nos pages Facebook», mentionne la directrice. D’ailleurs, les intervenants de plusieurs organismes ont été mobilisés face à ce drame. «On essaie de se serrer les coudes et de maximiser toutes les ressources qu’on a pour aider les individus à passer à travers cette épreuve-là», explique Mme Jean.

Une vigie en hommage au garçon était prévue en soirée, jeudi, au Centre Sakihikan. «Dans nos valeurs, c’est important pour nous de se rassembler. Ça va nous permettre de se retrouver en famille», note Mme Jean.

Le train de Via Rail circulait vers Senneterre au moment du drame. Il transportait alors 15 passagers. Notons que le chemin de fer appartient au Canadien National.

La Sûreté du Québec s’est rendue sur place pour faire la lumière sur cette tragédie. La sécurité publique de Wemotaci et la police du CN collaborent avec le service de police. Quant au Bureau de la sécurité des transports du Canada, il a indiqué qu’il allait recueillir tous les renseignements pertinents pour déterminer les circonstances de l’événement.