La petite Katia s’est détachée d’un manège de type carrousel et est tombée sous le manège.

Enfant blessée au FMG: le père pointe les exploitants

Le Gatinois Guy Bilodeau n’oubliera pas de sitôt sa visite au Festival de montgolfières de Gatineau (FMG). L’expérience de sa fillette de trois ans a viré au cauchemar lorsqu’elle a réussi à se détacher d’un manège en fonction avant de trébucher puis de se faire happer par une voiturette qui lui a roulé sur une portion du corps.

Frustré et prétendant avoir observé plusieurs éléments «anormaux» lors de son passage dans l’aire de manèges du parc de la Baie, il pointe du doigt l’entreprise Amusements Spectaculaires, qui offre une version différente des faits.

Lundi dernier, la petite Katia Bilodeau était accompagnée de sa cousine de 19 ans, pendant que ses parents surveillaient sa sœur dans un autre manège. 

«Avec toutes les marques de pneus qu’elle avait sur elle, je ne comprends même pas encore comment elle a pu s’en tirer aussi bien. Elle se trouvait dans un manège de type carrousel. Selon ma nièce, l’employé est venu attacher ma fille, puis l’a rattachée de nouveau après qu’elle se doit détachée. Mais une fois le manège en mouvement, elle aurait encore réussi à se détacher et c’est à ce moment qu’elle a essayé de sortir puis qu’elle est tombée. Elle avait une jambe coincée dans la voiture, alors que le manège continuait de tourner. Le gars n’a rien vu, il dormait au gaz, alors que tout le monde lui criait d’arrêter. C’est le conjoint de ma nièce qui enjambé la clôture pour la secourir», de dire M. Bilodeau, qui ajoute que sa fille est encore traumatisée par l’événement.

Disant ne pas blâmer le FMG puisque l’équipe des premiers soins a fait un «super travail», le Gatinois en veut plutôt à l’entreprise. Il estime que les normes méritent d’être resserrées en ce qui concerne les tâches des opérateurs des manèges.

«J’ai vu un opérateur avec des écouteurs dans les oreilles, tandis que d’autres regardaient partout sauf vers le manège. Pourtant, c’est leur devoir de s’assurer que tout est conforme et sécuritaire. Je ne suis pas là pour mettre des bâtons dans les roues de la compagnie, mais je rapporte des faits», dénonce-t-il. 

La famille Bilodeau a indiqué qu’elle n’exclut pas la possibilité d’entamer une poursuite dans cette affaire. 

Katia Bilodeau

Dans les 48 heures précédentes, une adolescente de 14 ans a subi une triple fracture à une jambe après s’être assise sur le rebord d’un carrousel et ne pas avoir réalisé qu’un cheval serait en mouvement à quelques centimètres d’elle. 

Du côté du FMG, la directrice générale Sandra Cloutier affirme sympathiser avec les gens qui ont vécu cette mauvaise expérience, affirmant prendre très au sérieux les deux incidents.

«Évidemment, nous sommes aussi bouleversés. Mais au niveau des opérations du festival, on a réagi très rapidement, car la sécurité est bien sûr une priorité pour nous. J’ai déjà eu des discussions avec Amusements Spectaculaires. Est-ce qu’ils peuvent faire mieux de leur côté pour prévenir de tels incidents ? Sûrement, oui», mentionne-t-elle. 

Le FMG ne remet pas en question le contrat le liant à l’entreprise, mais affirme que des «pourparlers très sérieux» devront avoir lieu pour s’assurer de diminuer au maximum les risques d’accident. 

Quant au président-directeur général d’Amusements Spectaculaires, Éric Lavallée, il affirme que le travail a été bien exécuté par le personnel et qu’aucune défectuosité mécanique n’est en cause. Il indique que les opérateurs ne peuvent pas tout contrôler et que des choses malheureuses peuvent survenir «lorsque les consignes ne sont pas suivies». 

Il soutient que dans les deux cas, les employés ont immédiatement appuyé sur le frein d’urgence, mais rappelle qu’un manège ne s’immobilise pas en une fraction de seconde. 

L’homme d’affaires se dit ouvert à des améliorations, par exemple l’ajout d’écriteaux, et avoue que de tels incidents «font faire un pas de recul» pour faire davantage de prévention.

Indiquant que le personnel ne peut pas avoir en sa possession des items qui sont une source de distraction comme un téléphone cellulaire ou des écouteurs, il rappelle qu’il revient également aux parents de constamment surveiller leurs enfants.