Élèves de l’école Val-Mauricie revenus d’un voyage en Europe: la durée de l’isolement volontaire revue à la baisse

TROIS-RIVIÈRES — La durée de l’isolement volontaire recommandé aux 48 élèves de l’école Val-Mauricie revenus vendredi d’un voyage en Europe a été revue à la baisse par le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Les élèves qui décideront de respecter cette directive, qui provient de la direction de la Santé publique, pourront retourner à l’école dès le mardi 17 mars.

«Il y avait des informations qui manquaient. On a appris par exemple que le dernier contact avec l’Italie remonte à lundi, donc la période d’incubation (du COVID-19) est passée. On révise la recommandation pour qu’un retour soit possible dès le mardi 17 mars», explique Guillaume Cliche, agent d’information au CIUSSS MCQ.

Le CIUSSS a également donné des informations pour rassurer les employeurs des parents de ces élèves qui se demandent pourquoi ils ne sont pas également visés par la directive d’isolement volontaire, puisqu’ils sont en contact avec leurs enfants. On espère également calmer ainsi les inquiétudes d’autres élèves qui fréquentent Val-Mauricie et leurs parents. Dans une communication envoyée samedi aux parents et dont Le Nouvelliste a obtenu copie, la directrice de l’établissement, Carolyn Rouillard, indique que «depuis leur retour, des jeunes et leurs parents sont victimes de commentaires discriminants, voire haineux». Or, M. Cliche insiste sur le fait que les élèves revenus vendredi ne présentent aucun symptôme de COVID-19 et que la mesure d’isolement est purement préventive.

«Ce qui est connu (du COVID-19), c’est que c’est transmissible par gouttelettes lors de toux et d’éternuements», rappelle-t-il. «S’il n’y a pas de symptômes de toux, le risque est quand même faible. Mais on ne peut pas garantir à cent pour cent (que personne n’est porteur du coronavirus).» C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les parents et la fratrie de ces élèves ne sont pas visés par la mesure d’isolement volontaire, puisqu’aucun des élèves ne présente de symptômes de la maladie.

«On a le luxe d’isoler des cas potentiels, alors on en profite tant que c’est possible», ajoute M. Cliche.

Rappelons par ailleurs que ces 48 élèves de Val-Mauricie et leurs accompagnateurs n’ont jamais mis les pieds dans le nord de l’Italie, les zones les plus touchées par l’épidémie. Ces zones ont été mises en quarantaine par les autorités italiennes, dans la nuit de samedi à dimanche.