Edith Blais et Tacchetto 

Edith Blais: « Pas la fin de l’histoire », pense le Pr Morin

« Ce n’est pas la fin de l’histoire. Maintenant, il reste à ces personnes et à ces familles d’essayer de retrouver une vie normale, ce qui n’est absolument pas garanti », pense le codirecteur de l’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent et professeur à l’Université de Sherbrooke, David Morin.

À lire aussi :

Edith Blais a échappé à ses ravisseurs

Edith Blais retrouvée vivante 

Edith Blais « rapatriée le plus rapidement possible »


« Il peut y avoir toutes sortes de difficultés psychologiques au retour. Mais ce n’est pas ce qu’on va leur souhaiter. Mais c’est une étape importante et heureuse que celle des dernières heures », précise le Pr Morin, assurant que la famille d’Édith Blais n’avait « jamais perdu espoir ». 

Justement, la famille d’Edith se réjouit de la nouvelle, selon lui. « J’ai parlé avec eux. Ils sont extrêmement heureux. Pour eux, c’est un peu irréel. Je pense qu’ils sont pris dans un gros tourbillon jusqu’à ce qu’ils soient capables de la revoir », prévoit celui qui est également codirecteur scientifique du Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Québec et du Canada.

« Est-ce qu’on a eu des moments de découragement? Oui. Mais on a toujours eu le message qu’elle était en vie. Si ça n’avait pas été le cas, assurément, cette information aurait circulé. De plus, le groupe djihadiste en question avait déjà manifesté le fait qu’il ne donnerait pas de preuve de vie. Donc le fait de ne pas avoir de nouvelles n’était pas surprenant », exprime le Pr Morin, rappelant que d’autres personnes sont prises en otage depuis plus de deux ans. 

Pour le professeur, il s’agit d’une « excellente surprise ». « On était inquiets dans les derniers temps à cause de ce qui semblait être le statu quo. Cette issue heureuse, c’est une formidable nouvelle pour la famille », renchérit-il, mentionnant que Mme Blais est actuellement « entre des mains canadiennes », puisqu’il y a une ambassade canadienne et des militaires canadiens au Mali. 

La famille encadrée

Selon le Pr Morin, une équipe du gouvernement canadien est déployée chez la famille d’Edith Blais. « C’est surtout pour les accompagner dans le dernier droit du processus jusqu’au retour d’Edith. C’est à chaud, ils ont eu l’appel hier », résume-t-il.