Secs, les cidres de Chantal Guimont et de son conjoint affichent une faible teneur en sucre. Si le «McIntosh» contient 0 g de sucre, les deux autres ne dépassent pas 8g de sucre par litre, «ce qui est très peu».
Secs, les cidres de Chantal Guimont et de son conjoint affichent une faible teneur en sucre. Si le «McIntosh» contient 0 g de sucre, les deux autres ne dépassent pas 8g de sucre par litre, «ce qui est très peu».

Domaine ValBrome : de pomiculteur à cidriculteur

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Après trois ans à offrir l’autocueillette, voilà que le Domaine ValBrome s’attaque à un tout autre marché: celui du cidre et du vin. Les copropriétaires ont lancé trois cidres 100% local et planté 8000 pieds de vigne sur leur terre de 42 acres, située à quelques minutes de Bromont et Knowlton, au cœur des vallons de Lac-Brome.

En acquérant le verger il y a trois ans, Chantal Guimont et son conjoint prévoyaient déjà de produire du cidre et du vin. Alors qu’ils s’affichaient sous le nom Les Champs Vallons pour l’autocueillette de prunes, de pommes et de poires, l’entreprise est récemment devenue Domaine ValBrome.

La dernière année a été occupée pour le couple qui a travaillé en collaboration avec un œnologue pour élaborer le type de cidre voulu. «Une fois qu’on a établi notre niche, on a fait des dégustations avec des gens qui connaissaient le cidre et d’autres qui le connaissaient moins pour voir les réactions. On a fini par trouver la recette gagnante avec des cidres qui sont très complémentaires», explique Mme Guimont.

Secs, les cidres affichent une faible teneur en sucre. Si le «McIntosh» contient 0 g de sucre, les deux autres ne dépassent pas 8g de sucre par litre, «ce qui est très peu».

L’intérieur du bâtiment qui sert de chai a été rénové afin de répondre aux règles de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec. Les équipements requis pour traiter la pomme ont ensuite fait leur entrée: pressoirs, broyeurs, cuves, de même que l’étiqueteuse et l’embouteilleuse.

En acquérant le verger il y a trois ans, Chantal Guimont et son conjoint prévoyaient déjà de produire du cidre et du vin. Alors qu’ils s’affichaient sous le nom Les Champs Vallons pour l’autocueillette de prunes, de pommes et de poires, l’entreprise est récemment devenue Domaine ValBrome.

«On a tout fait sur place nous-mêmes, annonce fièrement Mme Guimont, dont l’entreprise du chemin Brome fait partie de la Route des Vins. On est très heureux du résultat. On a appris vite et bien.»

Les propriétaires ont également mis sur pied une nouvelle boutique où il est possible d’acheter, mais aussi de déguster les produits avec une vue imprenable sur les monts Shefford et Orford.

«C’est bucolique», assure Mme Guimont.

Pour rejoindre le plus grand nombre de gens possible — surtout en temps de pandémie —, les cidriculteurs se sont empressés de lancer un site transactionnel en ligne.

En à peine deux mois, les trois cidres pétillants «McIntosh», «Cortland» et «McIntosh-Cortland» se sont taillé une place sur les tablettes d’une douzaine de boutiques spécialisées. Ils sont distribués un peu partout à Montréal, notamment au Peluso, considéré comme la mecque de la bière, du vin et du cidre. On peut aussi les trouver dans les quatre succursales Tite Frette, de même qu’au marché général de Knowlton, à la Rumeur affamée à Sutton et à Ô Taberna! à Magog.

«On a une bonne répartition géographique», souligne Mme Guimont.

Vignoble en devenir

Le volet vignoble est aussi appelé à grandir, puisque les 8000 plants de vigne poussent très bien, assure Mme Guimont qui n’exclut pas la mise en marché d’un premier vin cette année. «On est à regarder ça avec notre œnologue et nos agronomes. On va voir d’ici quelques semaines ce que ça va donner, car c’est une première pousse.»

Les producteurs ont entre autres planté du vidal, du maréchal foch et d’autres cépages comme du chardonnay, du pinot noir et du gewurztraminer. «Tous ne sont pas à maturité pour un premier vin», prévient-elle.

Avec l’arrivée du cidre et celle du vin éventuellement, les entrepreneurs ont repensé leur image de marque pour que celle-ci soit plus représentative de leur nouvelle offre. Ils ont fait appel à la firme bromontoise Kuizin pour leur projet.

«On a eu des commentaires positifs sur la beauté de nos étiquettes qui rappellent le paysage et le terroir, mais de façon moderne et artistique. C’est une marque et une étiquette qui vont pouvoir évoluer avec le vin», détaille Mme Guimont.

Les copropriétaires ont planté 8000 pieds de vigne sur leur terre de 42 acres, située à quelques minutes de Bromont et Knowlton, au cœur des vallons de Lac-Brome.

L'autocueillette toujours possible

Malgré leurs idées foisonnantes, les entrepreneurs ne délaissent pas pour autant l’autocueillette.

La saison débutera dès le mois de septembre, en commençant par la récolte des prunes Mont-Royal, suivie par celle des pommes.

La Lobo et la McIntosh se pointeront le bout du nez en premier. Il faudra attendre en octobre pour croquer dans la Cortland et la Spartan. Les poires Beauté Flamande seront quant à elles matures entre la deuxième et troisième semaine de septembre.

«Il faut surveiller les dates, parce que ça varie d’une année à l’autre», prévient Mme Guimont.