Vers 14h45 dimanche, un hélicoptère Eurocopter EC-130 transportant des bénévoles a connu des difficultés au moment de l’atterrissage et a versé sur le côté.

Disparition du président de Savoura: la zone de recherche réduite de moitié

Les recherches aériennes se poursuivent 24 heures par jour dans le ciel des Hautes-Laurentides dans l’espoir de retrouver le président de Sagami-Savoura Stéphane Roy et son fils de 14 ans, portés disparus en hélicoptère depuis mercredi dernier, mais la zone a été réduite de près de la moitié.

Ce sont les Forces armées canadiennes qui coordonnent les recherches aériennes, auxquelles collaborent notamment la Sûreté du Québec (SQ) et l’Association civile de recherche et de sauvetage aérien.

Au cours de la fin de semaine, le commandement opérationnel interarmées a relevé le niveau de l’opération à celui de «recherche majeure», ce qui permet d’ajouter des ressources supplémentaires sur le terrain.

Le major Christian Labbé, commandant de la force opérationnelle aérienne déployée à Mirabel, qui coordonne le travail de quelque 80 personnes, dispose maintenant de trois hélicoptères CH-146 Griffon, d’un hélicoptère CH-149 Cormorant, de deux avions CC-130 Hercules basés à Trenton et d’un avion CP-140 Aurora muni de caméras thermiques et de senseurs permettant d’approfondir les recherches même durant la nuit.

L’aéroport de Montréal a prêté des locaux et des services à ses installations de Mirabel pour permettre aux Forces armées canadiennes d’y installer leur quartier général temporaire.

La collaboration étroite entre l’armée et la famille Roy aurait également permis d’effectuer des progrès majeurs en réduisant la zone de recherche de 44 %.

Selon le major Labbé, la zone initiale de 20 000 kilomètres carrés a pu être réduite à un secteur plus restreint situé entre le chalet familial des Laurentides et la résidence principale de la famille à Sainte-Sophie.

Tous les efforts sont concentrés sur la recherche de l’appareil qui n’a jamais émis de signal de détresse.

«N’importe quel appareil devrait être équipé d’une balise d’urgence qui peut être activée manuellement ou automatiquement en cas d’écrasement. On essaie toujours de déterminer avec la famille si la balise était bien installée et fonctionnelle parce qu’on n’a pas reçu de signal», mentionne le commandant de l’opération.

Aide du public

En plus de déployer un hélicoptère sur le terrain, la Sûreté du Québec (SQ) recueille des informations du public par l’entremise de sa centrale d’information criminelle, au 1 800 659-4264, une ligne téléphonique disponible 24 heures par jour.

La sergente Hélène Nepton, porte-parole de la SQ, invite tous ceux qui auraient aperçu un hélicoptère blanc survoler le ciel ou en difficulté dans la zone recherchée. Elle souligne que l’appareil aurait pu se trouver entre Parent et Sainte-Sophie, «ou un peu à l’écart puisqu’on ne sait pas avec exactitude la direction que M. Roy et son fils auraient prise à bord de l’hélicoptère».

C’est la centrale d’information criminelle qui reçoit les informations puisqu’il s’agit d’un service disponible 24 heures par jour. Les informations sont alors colligées et transmises aux équipes de recherche.

Voyage de pêche

Stéphane Roy et son fils avaient décollé de la municipalité de Lac-De La Bidière, dans les Hautes-Laurentides, à l’ouest de La Tuque, mercredi dernier vers 12h30, dans le cadre d’un voyage de pêche. Ils devaient revenir à Sainte-Sophie, dans la couronne nord de Montréal.

À ce jour, les autorités n’ont trouvé aucune trace de l’hélicoptère Robinson R44 piloté par M. Roy, un pilote d’expérience selon la direction de son entreprise. D’ailleurs, l’entreprise a créé une page Facebook dédiée aux recherches et dans laquelle la famille lance un appel aux pêcheurs et aux villégiateurs en forêt pour qu’ils gardent l’œil ouvert entre Lac-De La Bidière et Sainte-Sophie.