L’école de la Chantignole de Bromont compte deux cas confirmés de la COVID-19. ­

Deux cas confirmés à l'école de la Chantignole: des familles en quarantaine à Bromont

Suite au résultat positif à la COVID-19 d’une famille bromontoise, quelques familles qui ont côtoyé le père, la mère et leurs deux filles infectés se sont placées en quarantaine, selon les recommandations de Santé publique Canada, qui les a contactés individuellement.

Nicolas Breton, 53 ans, est récemment revenu de voyage de la Suisse et de l’Autriche avec sa conjointe et leurs deux filles de 10 et 12 ans. Quelques jours après son retour au Québec, le 9 mars, il a commencé à ressentir des symptômes de faiblesse et de fatigue extrêmes. Lui et sa famille sont donc allés dans une clinique de Granby où ils ont été testés.

Bilan : les quatre membres de la famille étaient positifs à la COVID-19.

Bien qu’ayant tous contracté la maladie, seuls M. Breton et sa conjointe en ont ressenti de forts symptômes, qui, selon M. Breton, étaient un peu moindres mercredi.

Dès leur apparition, la famille s’est isolée. Mais pendant les trois jours où ils étaient porteurs du virus, les mesures de confinement gouvernementales n’ayant pas encore été prises, ils ont vaqué à leurs occupations habituelles.

Les deux filles de la famille Breton ont ainsi fréquenté leur établissement scolaire, l’École de la Chantignole de Bromont, comme à l’habitude, du 9 au 12 mars, avant l’annonce de la fermeture des écoles au Québec, vendredi.

Contactées par La Voix de l’Est, deux familles de Bromont ont confirmé avoir été appelées par la santé publique, puisqu’un enfant de l’une est dans la même classe de cinquième année à l’École de la Chantignole, tandis qu’un enfant de l’autre a fréquenté le même Club de gymnastique Les Hirondelles.

« On n’est pas inquiets, mentionne une mère de Bromont en quarantaine préventive qui préfère garder l’anonymat. On n’a aucun symptôme pour le moment, et ça fait une semaine qu’on est confinés. À notre âge, c’est moins dangereux, alors on suit les recommandations, mais on ne s’en fait pas trop. »

La Bromontoise indique d’ailleurs que l’isolement se passe bien, et que plusieurs amis et voisins les aident, leur apportent à manger si nécessaire et leur donnent leur soutien. Les deux parents ne travaillent pas, et la famille s’organise du mieux qu’elle peut, au jour le jour.

« L’important c’est vraiment de respecter les consignes de santé publique. Je sais qu’il y en a qui le font pas, mais c’est important », plaide-t-elle.

Rassurer les parents

Par ailleurs, celle-ci veut rassurer les parents de la Chantignole : seuls les parents des enfants des classes en question seront contactés par Santé Canada. Pour les autres, le risque est moindre, assure-t-elle.

« Si la classe de votre enfant n’est pas touchée, vous ne recevrez pas d’appels, et vous n’êtes pas obligés à la quarantaine. Évidemment, c’est mieux de limiter les contacts. »

Elle ajoute que stresser, ne pas dormir et paniquer n’aideront pas du tout le problème. « Il faut seulement prendre de bonnes mesures et tout ira bien. »

La Bromontoise invite à voir le bon côté des choses : « on a une maison, on mange tous les jours, on peut jouer dehors, faire des activités. On s’organise bien. »

Une autre mère de famille, placée également en quarantaine avec trois autres membres de sa famille vivant sous le même toit, a instauré un plan journalier pour ses enfants de 11 et 13 ans, dont une a côtoyé l’une des filles de M. Breton infectées à la COVID-19 au Club de gymnastique Les Hirondelles.

« On a reçu ce matin (mercredi) l’appel de la santé publique. On surveille les signes, mais à date, ça va bien. On a un bon moral, on arrive à faire du télétravail. On garde les enfants occupés et actifs. À date tout va bien. »

Cette mère de famille de Bromont est également en quarantaine depuis jeudi. Elle avait fait des provisions à l’avance, ainsi aucune sortie du domicile n’est nécessaire.

« On suit les consignes et on surveille ça de près », résume-t-elle.