Le palais de justice de Québec

Des «méthodes éducatives» trop musclées

Une mère de famille originaire du Cameroun a plaidé coupable à des accusations de voies de fait armées sur trois de ses sept enfants après avoir utilisé des «méthodes éducatives» trop musclées.

La femme de 42 ans a émigré au Québec avec sa famille en 2016. Elle et son conjoint ont depuis trouvé des emplois et les enfants, âgés de 7 à 17 ans, ont intégré des écoles.

Une plainte a été déposée à la Direction de la protection de la jeunesse et à la police à l’automne 2017 pour de possibles abus physiques sur trois enfants.

La mère a reconnu avoir frappé la paume de son garçon de 12 ans avec une ceinture en cuir. Elle voulait punir l’enfant, très turbulent, qui avait volé de l’argent à un voisin.

La mère a aussi admis avoir menacé deux autres enfants avec une spatule en bois. Comme le plus vieux avait été frappé, les plus jeunes pouvaient avoir des raisons de craindre le même sort, a expliqué l’avocat de la mère, Me Elliot Girard Tremblay.

La mère a expliqué aux autorités qu’elle ignorait que, contrairement aux coutumes dans son pays natal, les parents québécois n’avaient pas le droit de corriger physiquement leurs enfants.

Les enfants ont été retirés du foyer pour une certaine période. Il y a quelques mois, la Direction de la protection de la jeunesse a fermé le dossier.

La dame a pu obtenir une absolution conditionnelle après avoir fait un don de 1000 $.