Denis Clavelle
Denis Clavelle

Denis Clavelle a demandé à une victime alléguée de retirer sa plainte

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le pompier sherbrookois à la retraite Denis Clavelle, accusé de divers gestes à caractère sexuel sur sept plaignants mineurs, a reconnu avoir tenté de convaincre une des victimes alléguées de retirer sa plainte.

Clavelle et sa conjointe Marie-Claude Gagné ont été accusés d’entrave à la justice entre le 4 et le 5 août 2020 à Magog.

L’ancien pompier de Sherbrooke a été accusé le 21 juillet dernier de douze infractions, soit d’avoir, à des fins d’ordre sexuel, touché une partie du corps de ses victimes, d’avoir engagé ou incité des victimes d’âge mineur à le toucher et d’agression sexuelle alors qu’il était en état d’autorité.

Les agressions auraient été commises entre les mois de mars 1992 et juillet 2012 à Sherbrooke et à Stratford.

De nouvelles accusations de grossière indécence, qui auraient été commises entre janvier 1982 et janvier 1984, ainsi qu’une autre accusation d’attentat à la pudeur entre janvier 1982 et janvier 1983 à Disraeli ont été déposées contre Denis Clavelle. Le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec a procédé le 6 août dernier à l’arrestation de l’individu de 71 ans de Magog pour deux bris de condition.

Son arrestation la semaine dernière constituait son deuxième épisode de bris de conditions.

Après une fin de semaine derrière les barreaux, Clavelle a plaidé coupable à une accusation d’entrave à la justice en demandant de retirer une plainte, lundi, devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Après la reconnaissance de ces faits, la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras a consenti à remettre Clavelle en liberté sous de nouvelles conditions.

La juge Côté lui a imposé de garantir le respect de ses conditions par un engagement de 2000 $.

Parmi celles-ci, il ne doit pas être en présence de personnes mineures dans des lieux privés, il doit être présent à la cour chaque fois qu’il est requis de le faire, ne pas se trouver à la résidence, l’école ou le lieu de travail des plaignants, ne pas communiquer ou tenter de communiquer avec les victimes ni les membres de leur famille immédiate et ne pas utiliser Internet de quelque façon que ce soit.

Denis Clavelle avait été arrêté une première fois pour un premier bris de conditions dès le lendemain de sa libération en juillet dernier.

Il aurait alors tenté de communiquer avec une victime alléguée alors qu’il lui était interdit de le faire.

Me Célina Saint-François, qui assure la défense de Denis Clavelle, a reporté le dossier au 8 octobre prochain.

L’enquête se poursuit dans cette affaire et d’autres accusations pourraient être déposées.

La SQ rappelle qu’en tout temps, le public peut transmettre des informations de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264.