La plainte en déontologie policière déposée par Tracy Wing, la mère de Riley Fairholm, cet adolescent abattu par la police en juillet 2018, a été accueillie en partie.

Décès de Riley Fairholm: la plainte en déontologie policière accueillie en partie

La plainte déposée au Commissaire à la déontologie par Tracy Wing, la mère de Riley Fairholm, cet adolescent abattu par la police en juillet 2018 à Lac-Brome, vient de franchir une nouvelle étape.

Sa requête sera étudiée en partie, a-t-elle récemment appris. Certains aspects de sa plainte ont toutefois été rejetés, raison pour laquelle elle réclame une révision de la décision.

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Le commissaire lui a annoncé dans une lettre datée du 30 juillet, et dont La Voix de l’Est a obtenu copie, qu’une enquête déontologique sera menée à l’égard de certains aspects : toute l’intervention policière ayant conduit au décès de Riley Fairholm, les gestes posés par les policiers de la Sûreté du Québec sur les lieux après le coup de feu, le non-respect allégué de certaines obligations prévues au Règlement sur le déroulement des enquêtes du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) par des agents et les gestes posés par la policière agente de liaison de la SQ à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins après le transfert de la victime.

« Je suis très satisfaite. Ça va pouvoir m’aider à avoir plus d’information, affirme Mme Wing. Ce n’est pas nécessairement que je veux qu’ils soient accusés au criminel, mais c’est vraiment pour aller au fond des choses. Pour avoir l’heure juste. »

L’enquête déontologique permettra d’établir s’il existe une preuve suffisante de manquement au Code de déontologie des policiers du Québec pour citer un ou des agents devant le comité de déontologie policière, précise le document.

Le commissaire favorise par ailleurs une conciliation avec l’enquêteur du BEI concernant les allégations relatives au manque d’information qui aurait dû être transmise à la famille quant au processus en déontologie policière, au CAVAC et à l’IVAC.

« C’est correct, mais ça devrait être toute l’équipe ensemble », estime la mère de Riley Fairholm.

Refus

La famille de l’adolescent essuie cependant un refus concernant certaines allégations, dont celle que l’investigation du BEI aurait été incomplète. Il n’y aura donc pas d’enquête à ce niveau, conclut le commissaire. Une décision que déplore la mère de famille.

« J’y tiens à ce point-là », insiste Tracy Wing. Elle souhaite qu’une enquête soit ouverte, notamment parce qu’un témoin d’une partie des événements qui ont entraîné la mort de son fils et qu’elle a rencontré par hasard a été rencontré par les enquêteurs seulement au printemps après qu’elle ait fait le contact entre eux, explique-t-elle.

Mme Wing a d’ailleurs adressé une demande de révision afin qu’une enquête déontologique soit menée à cet égard. Ces démarches, dit-elle, pourraient permettre de savoir tout ce qui s’est passé cette nuit fatidique de juillet 2018. Et si des manquements ont été commis, des correctifs pourraient alors être apportés.

« S’ils n’ont pas bien agi, ça ne veut pas dire que c’est criminel. Si on ne se donne jamais de reproche, on ne peut jamais s’améliorer, estime Mme Wing. On devrait trouver des solutions pour améliorer leurs interventions. »