«Ma poupoune est partie et elle n’avait pas d’affaire à partir et elle ne sera pas partie pour rien, c’est sûr et certain », a dit la mère biologique à la station de radio 98,5 FM.

Décès de la fillette à Granby: la mère envisage une poursuite judiciaire

La mère biologique de la fillette décédée à la fin du mois d’avril après avoir été possiblement maltraitée par son père et sa belle-mère envisage de poursuivre en justice les intervenants qui ont été impliqués dans le dossier de la petite.

Il y a « quelques semaines », la mère a retenu les services de l’avocate Valérie Assouline.

Jointe par La Voix de l’Est, Me Assouline a dit que le « dossier n’est pas complet » et qu’il est toujours à l’étude.

Quant au type de poursuite, elle avance que « toutes les avenues sont ouvertes ».

« Ma poupoune est partie et elle n’avait pas d’affaire à partir et elle ne sera pas partie pour rien, c’est sûr et certain, a dit la mère biologique à la station de radio 98,5 FM. Ça ne me tente pas de voir une autre maman ou un père vivre la même chose. C’est dur. Même si ça n’avait pas été mon enfant, ça m’aurait autant affecté. Un enfant n’a pas à vivre ça. C’est inacceptable. Un enfant, si tu décides de le mettre au monde, c’est pour l’élever et l’éduquer. Oui, il peut y avoir des inconvénients. C’est sûr qu’il y a gros des choses qui vont changer. Ce n’est pas une question d’argent, c’est pour ma propre fille qui n’est plus de ce monde. »

La mère a indiqué à la station montréalaise qu’elle tentait actuellement d’obtenir la garde de son jeune fils qui habitait avec la fillette de sept ans, son père et sa belle-mère lors de la tragédie.

Bien qu’elle ait « les mains liées » pour commenter, Me Assouline avoue qu’il est « dommage que les gens aient la perception [que la mère] s’en foutait [de sa fille], alors que ce n’est pas vrai ».

La mère biologique avait déjà mentionné à La Voix de l’Est qu’elle n’avait pas eu de contact avec sa fille depuis un an.

« J’ai été là aussitôt que j’ai su qu’elle était à l’hôpital. J’ai été là tout le long. Je l’ai pris dans mes bras après l’avoir débranchée », avait-elle confié.

La grand-mère paternelle avait eu la garde de sa petite-fille dès sa naissance. Elle a été remise au père trois ans plus tard.

Rappelons que la belle-mère de 35 ans est accusée de voies de faits graves, ainsi que de séquestration. Le père de 30 ans est pour sa part accusé de séquestration. Le couple réclame sa remise en liberté pour la suite des procédures judiciaires. L’enquête sur remise en liberté aura lieu jeudi devant la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec, au palais de justice de Granby.