François Asselin

Début de l’enquête préliminaire de François Asselin

Trois-Rivières — L’enquête préliminaire de François Asselin, cet homme accusé du meurtre de son père Gilles Giasson, a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières.

D’emblée, son avocate, Me Caroline Monette, avait déjà annoncé au juge David Bouchard que le renvoi à procès n’était pas contesté. Son objectif est davantage de pouvoir contre-interroger certains témoins de la poursuite afin d’en évaluer la crédibilité en vue du procès mais surtout, d’avoir leur version des faits sur le comportement post-délictuel de l’accusé. En effet, Me Monette n’exclut pas la possibilité d’invoquer lors du procès la non-responsabilité criminelle de son client.

Rappelons que le Trifluvien est accusé du meurtre non prémédité de son père Gilles Giasson, 67 ans, et d’outrage à son cadavre. Il l’aurait assassiné le 8 mai 2018 dans leur logement de la rue Sainte-Cécile à Trois-Rivières avant de disposer ses restes dans la période comprise entre le 8 et le 11 mai selon l’acte d’accusation.

Ce crime qui lui est reproché serait donc survenu plus d’une semaine avant le meurtre présumé de son collègue de travail. On se souviendra que François Asselin avait été arrêté à Sherbrooke le 18 mai 2018 à la suite de la découverte du corps de François Lefebvre, 59 ans de Trois-Rivières dans le parc industriel de Sherbrooke le 17 mai. Il avait alors été formellement accusé de meurtre au second degré et d’outrage à un cadavre dans cette affaire.

C’est d’ailleurs au moment de l’arrestation de François Asselin que les proches de Gilles Giasson, inquiets de ne plus avoir de ses nouvelles, avaient signalé sa disparition. L’enquête policière avait ensuite conduit les policiers à entreprendre des recherches pendant quelques jours au site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès où des restes humains avaient été retrouvés.

Au moins trois journées d’audiences sont prévues. Si, au départ, une vingtaine de témoins devaient être entendus, les discussions entre Me Monette et les deux procureurs de la Couronne au dossier, Me Benoît Larouche et Me Catherine Lemay, ont permis de réduire le nombre de témoins à 12 ou 15.

Déjà, pour cette première journée d’enquête préliminaire, sept témoins ont défilé à la barre. Notons ici qu’une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler le contenu de leurs témoignages et de la preuve entendue.

Au début, on a pu entendre une demi-soeur de François Asselin sur les circonstances dans lesquelles elle a fait appel aux policiers de Trois-Rivières le 18 mai. Un témoignage qui s’est avéré particulièrement émotif!

Lui ont succédé un policier de Trois-Rivières, une soeur de Gilles Giasson, deux débardeurs du port de Trois-Rivières, un ami de la victime et une technicienne du service d’identité judiciaire de la Sûreté du Québec.

Dans la salle d’audiences, des proches de Gilles Giasson ont pris soin de se déplacer pour assister aux procédures, fidèles à leurs habitudes.

Pour sa part, François Asselin ne manifeste aucune émotion particulière dans le box des accusés, bien qu’il semble attentif. À quelques reprises cependant, il a éclaté de rire en écoutant certains propos rapportés par des témoins. On l’a vu aussi prendre des notes à la demande de son avocate.

Dans la cause qui se déroule à Sherbrooke pour l’assassinat de François Lefebvre, Asselin a déjà été cité à son procès.