Le syndicat qui représente les centaines d’employés des centres jeunesse de l’Outaouais enverra des peluches aux députés provinciaux, pour ne pas que la crise dans le milieu de la protection de la jeunesse tombe dans l’oubli durant les vacances.

Crise de la DPJ: des peluches pour ne pas que les députés oublient

Le syndicat qui représente les centaines d’employés des centres jeunesse de l’Outaouais enverra des peluches aux députés provinciaux, pour ne pas que la crise dans le milieu de la protection de la jeunesse tombe dans l’oubli durant les vacances.

« On souhaite s’assurer que, pendant la période estivale, il n’y ait pas de baisse de momentum », indique la représentante nationale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Outaouais, Christine Prégent.

Les peluches seront livrées par des membres de l’APTS-Outaouais en personne aux cinq députés de l’Outaouais au cours des prochaines semaines.

Une note sera attachée à l’ourson sur laquelle on pourra lira les résumés de cas d’enfants de la région, en attente de services dont ils ont grandement besoin. 

Par exemple, l’histoire d’un enfant de 11 ans, sans intervenant à son dossier pendant six mois. 

« En attente d’application des mesures, il commence à consommer, commet des vols à l’école et dans des commerces », écrit l’APTS-Outaouais dans un communiqué.

« Avoir une liste d’attente et être obligés d’attendre pour avoir un service quand il y a une situation d’abus, on souhaite voir ça changer le plus rapidement possible », soutient Mme Prégent.

La représentante nationale du syndicat souligne que l’APTS-Outaouais s’attend à ce que des mesures concrètes soient annoncées bientôt pour diminuer les listes d’attente pour l’octroi de services à la jeunesse. 

« Dans d’autres régions, la titularisation de postes s’est faite sur-le-champ, dans les deux derniers mois, lance Christine Prégent. On sait qu’il y a des enveloppes budgétaires qui sont descendues du ministère, annoncées par le ministre Carmant, mais la portion qui est revenue à l’Outaouais et ce qu’ils vont faire avec, on ne le sait pas encore. »

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSO), on précise qu’il est normal que les mesures associées aux sommes octroyées par Québec ne soient pas encore connues. 

Le CISSSO lui-même ne connaît pas encore la portée de ces enveloppes budgétaires ni à quel moment elles lui seront octroyées.