Rafael Nadal a converti sa première balle de bris du match pour clore le deuxième set avant de complètement dominer la manche décisive, en route vers une victoire de 4-6, 7-5, 6-1 samedi soir à Sydney.

Coupe ATP: Nadal et l’Espagne rejoignent Djokovic et la Serbie en finale

SYDNEY, Australie — Rafael Nadal avait eu une longue journée et il était déterminé à finir le boulot avant minuit, à la veille de la toute première finale de la Coupe ATP à laquelle s’était déjà qualifiée la Serbie.

Après plus de 20 jeux serrés contre les inlassables attaques d’Alex de Minaur, un Australien de 20 ans, Nadal a converti sa première balle de bris du match pour clore le deuxième set avant de complètement dominer la manche décisive, en route vers une victoire de 4-6, 7-5, 6-1 samedi soir à Sydney.

Du coup, Nadal procurait à l’Espagne l’autre place disponible en finale du nouveau tournoi international réunissant, au départ, 24 pays.

Dimanche soir, l’Espagne, première tête de série de la compétition, croisera le fer avec la Serbie, classée deuxième. Les Serbes ont mérité leur billet lorsque Novak Djokovic a défait le Russe Daniil Medvedev 6-1, 5-7, 6-4.

Selon Nadal, l’équipe espagnole a traversé des jours difficiles. Les champions de la Coupe Davis ont disputé les matchs de groupe à Perth et ont dû effectuer un voyage transcontinental jusqu’à Sydney pour la ronde éliminatoire.

Nadal ne voulait surtout pas revivre les événements de la veille, lors des quarts de finale. D’abord, il a perdu face au Belge David Goffin - seulement sa deuxième défaite dans un match en simple depuis son revers aux mains de Roger Federer en demi-finale des Internationaux de Wimbledon - puis a dû batailler jusqu’à 1h du matin avant de gagner le match de double contre la Belgique, après un bris d’égalité.

Ainsi, dans les faits, Nadal a terminé les quarts de finale et la demi-finale le même jour. Il ne s’est pas couché avant 5h30 et n’était pas très heureux de l’horaire des matchs.

«Ouais, ç’a été deux jours difficiles, surtout pour Équipe Espagne ... avec la fatigue liée au vol pour rendre les choses même un peu plus difficiles, a affirmé Nadal. Mais nous voici. Ç’a été une journée importante pour nous. Roberto a joué un match remarquable, et j’ai réussi une belle remontée.»

Plus tôt samedi soir, Roberto Bautista Agut avait donné l’avance à l’Espagne en prenant la mesure de Nick Kyrgios 6-1, 6-4. Après la victoire de Nadal, les Espagnols Pablo Carreno Busta et Feliciano Lopez ont ensuite battu les Australiens John Peers et Chris Guccione 6-2, 6-7 (6), 10-4 pour compléter le balayage.

Nadal n’avait pas perdu deux matchs de suite en simple depuis 2016. De Minaur l’a attaqué, réalisant un bris de service dès le premier jeu de l’affrontement. Après avoir laissé filer une balle de manche lors du 9e jeu, au service de l’Espagnol, De Minaur a bouclé le premier set à son service sans concéder un seul point.

«Je n’étais pas surpris. Il est jeune. Il a beaucoup d’énergie. Il joue avec beaucoup de passion», a noté Nadal au sujet de de Minaur.

«Et je n’avais pas autant d’énergie que d’habitude. C’est pour ça qu’il a pu en tirer avantage. Et je pense que plus le match avançait, j’étais capable de jouer de mieux en mieux, de trouver un meilleur rythme et de redonner de l’énergie à mon corps.»

En novembre, à Madrid, Nadal avait mené l’Espagne au titre de la Coupe Davis contre le Canada, et il tentera de remporter un deuxième tournoi international par équipe consécutif.

Pour y arriver, il devra mettre fin à une disette sur surface dure contre Djokovic qui remonte à sa victoire aux Internationaux des États-Unis de 2013. En carrière, Djokovic détient un avantage de 28-26, mais il a été dominant sur cette surface de jeu. Les cinq dernières victoires de Nadal contre le Serbe ont eu lieu sur la terre battue.

«Ce n’est pas une compétition en simple. C’est une compétition en équipe, a rappelé Nadal, en faisant allusion au format deux de trois des matchs du tournoi. Il a aussi pris la peine d’ajouter que l’Espagne avait toujours placé l’équipe au-dessus de l’individu.

Des échanges électrisants

Il a fallu des coups instinctifs et frôlant le génie pour inciter les capitaines et les joueurs de la Serbie et de la Russie à applaudir, plus tôt lors du neuvième jour de compétition, et pour séparer Djokovic de Medvedev lors du premier match entre deux joueurs classés dans le top-5 au monde depuis le début du tournoi.

Djokovic a réalisé le bris crucial lors d’un long cinquième jeu, au set décisif, après un échange de haut niveau qui s’est terminé par une volée du revers du Serbe, qui a dû s’étirer de tout son long pour rejoindre la balle que lui avait envoyée Medvedev.

Ce dernier a cependant poussé Djokovic au bout de ses limites et l’a forcé à produire son meilleur tennis alors qu’il servait pour le match. Djokovic a d’ailleurs dû sauver trois balles de bris lors de ce jeu, dont une en désespoir de cause alors qu’il s’est étiré pour effectuer une volée du revers, s’est ensuite précipité pour rejoindre un amorti de son rival avant de gagner le point à l’aide d’un coup droit qu’il a réalisé en frappant la balle presque derrière lui.

«Excitant, épuisant, ravissant, effrayant tout à la fois», a résumé Djokovic, qui a annoncé son retrait du tournoi d’Adelaide la semaine prochaine.

«Il y a eu beaucoup d’échanges et c’était très épuisant. Ç’a été une bataille très physique, mais aussi une bataille mentale ... quelques points sensationnels. C’est certainement l’un des matchs les plus excitants que j’aie joués contre lui ou n’importe quel joueur élite au cours des dernières années.»

Plus tôt, Dusan Lajovic avait procuré l’avance à la Serbie en battant Karen Khachanov 7-5, 7-6 (1). La Serbie a aussi gagné le double pour compléter le balayage face à la formation Russe.