Coupable de contacts sexuels à la garderie

Un ex-propriétaire de garderie est déclaré coupable de contacts sexuels sur une enfant. Nicolas Zakzuk Gaviria profitait de la sieste pour amener la fillette dans une pièce et la toucher.

L’homme d’origine colombienne a ouvert une garderie avec sa femme en 2008 dans le sous-sol de leur résidence. La fillette a commencé à la fréquenter à l’âge de trois ans et neuf mois.

Lorsque la petite atteint l’âge de cinq ans et demi, elle interrompt un jour ses jeux pour s’approcher de sa grand-mère. «Je voudrais te dire ce que Nicolas me fait souvent.» C’est le début de la dénonciation.

L’enfant affirme qu’au moment de la sieste, le propriétaire de la garderie vient la chercher et l’amène dans une chambre. Il va ensuite poser «ce avec quoi il fait pipi» «dans ses fesses». 

Avec des gestes et plus d’explications, les policiers comprennent que l’homme aurait, à de multiples reprises, enlevé les vêtements de l’enfant et posé son pénis sur la vulve de l’enfant. Il utilise parfois ses mains. Aucune preuve de pénétration pénienne ou digitale n’a été retenue.

Après les attouchements sexuels, Nicolas Zakzuk Gaviria va à la salle de bain, puis offre deux guimauves en récompense à la petite fille. L’enfant retourne ensuite s’allonger avec les autres petits.

La juge Johanne Roy de la Cour du Québec n’a pas cru l’accusé, qui niait tout attouchement, plaidant que sa conjointe est présente en permanence dans la garderie. La preuve de la Couronne a convaincu la juge hors de tout doute raisonnable. La juge note que l’enfant, lorsqu’interrogée par les policiers, répond sans hésitation à toutes les questions. 

«Elle décrit avec précision les circonstances qui l’amènent dans la chambre occupée par l’accusé et est en mesure d’offrir des détails de différents ordres entourant les abus dénoncés, considère la juge Roy. Jamais elle ne modifie son récit et n’est pas contredite.»

Pour sa part, l’accusé a plutôt ajusté ses réponses à la preuve, remarque la juge. La garderie est aujourd’hui fermée.