M. Couillard doit s’entretenir, vendredi, avec les gouverneurs de la Virginie et du Maryland.

Couillard et Wynne à Washington pour sauver l’ALÉNA

WASHINGTON — Les premiers ministres du Québec et de l’Ontario sont à Washington vendredi et samedi pour vanter les vertus d’un accord de libre-échange modernisé, afin de mettre un terme au climat d’incertitude qui prévaut actuellement en Amérique du Nord.

Philippe Couillard et Kathleen Wynne doivent rencontrer les gouverneurs de plusieurs États américains, au cours de cette visite groupée. Le premier ministre Couillard a lancé d’entrée de jeu, vendredi, que «le monde des affaires a horreur de l’incertitude», et qu’il faudra bien un jour y mettre un terme.

Les premiers ministres des deux plus importantes provinces canadiennes profitent de la visite à Washington des gouverneurs des États américains pour leur rencontre hivernale annuelle.

Ces élus ont souvent été de solides alliés de ceux qui veulent sauver l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA): ils ont écrit des lettres, ont soumis leurs inquiétudes au vice-président Mike Pence et ont tenté d’infléchir le président Donald Trump. Certains gouverneurs doivent par ailleurs affronter l’électorat cette année lors des élections de mi-mandat en novembre.

M. Couillard et Mme Wynne, dont les deux provinces comptent pour plus de la moitié de l’économie canadienne, ont participé vendredi matin à un panel.

Le premier ministre du Québec devait s’entretenir, vendredi, avec les gouverneurs de la Virginie et du Maryland, et le lendemain avec ceux du Kentucky, du Massachusetts et de l’Oregon. Il aura aussi un entretien vendredi avec l’ambassadeur canadien.

M. Couillard soutient que lui et son homologue ontarienne ont déjà rencontré des dizaines de gouverneurs américains depuis l’an dernier. Et il dit n’avoir jamais rencontré un seul gouverneur qui ne soit pas un partisan de l’ALÉNA.

Dans son allocution, Mme Wynne a lancé que ce débat constitue en quelque sorte un test de leadership pour la classe politique. «Il nous incombe de chasser l’incertitude, dans un climat très incertain», a-t-elle estimé. «Et l’ALÉNA est pas mal en haut de cette liste.»

Le gouverneur démocrate du Colorado, John Hickenlooper, a fait remarquer que le panel de vendredi matin se tenait dans l’édifice Ronald-Reagan, ce président républicain qui avait amorcé les négociations ayant mené à l’ALÉNA.

«Nous constatons tous que le commerce a permis à des millions et des millions de gens d’échapper à la pauvreté», a-t-il estimé.