Les attaques ont eu lieu dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande.

«Chacun se pensait en sécurité en habitant à Christchurch»

Tout le monde «se pensait en sécurité» à Christchurch, affirme une ancienne résidente de Gatineau établie depuis quelques années dans cette ville de la Nouvelle-Zélande frappée par des attaques terroristes ayant fait 49 morts dans deux mosquées.

Maritza Jewitt a quitté l’Outaouais en 2013 pour s’établir en Nouvelle-Zélande. Elle demeure à une dizaine de kilomètres de la mosquée Masjid al Nour, située dans le centre-ville de Christchurch, où 41 personnes ont péri sous les balles qui auraient été tirées par un Australien de 28 ans, identifié comme étant un «extrémiste de droite» par de nombreux médias.

Selon l’Agence France-Presse, la Nouvelle-Zélande ne recense qu’une cinquantaine de meurtres par année.

«Chacun se pensait en sécurité en habitant à Christchurch, assure Mme Jewitt. C’est une ville très multiculturelle, mais tout le monde se sent chez soi et en sécurité. Ça vient bouleverser notre sentiment de sécurité.»

Mme Jewitt sortait d’un cours à l’université - à quelques kilomètres de la mosquée - lorsqu’elle a appris qu’un attentat venait d’y être perpétré.

«J’ai démarré l’auto et il y avait les nouvelles à la radio nationale, ils venaient d’interviewer quelqu’un qui avait du sang partout, a-t-elle raconté au Droit. [...] C’est arrivé au centre-ville, à côté de l’hôpital où j’ai accouché il y a deux mois et demi.»

Ancienne résidente de Gatineau, Maritza Jewitt habite en Nouvelle-Zélande depuis 2013.

L’autre attaque est survenue dans une mosquée de Linwood, une banlieue située à l’est de Christchurch. Maritza Jewitt a pu confirmer que des proches qui demeurent près de là sont sains et saufs.

L’ancienne résidente de Gatineau a respecté les consignes des autorités, qui ont demandé à la population de ne pas sortir. «À l’université, c’était assez calme, mais pas longtemps après, ils ont fait un lockdown des écoles, mais j’étais revenue chez moi.»