Le PDG de Boréas, Simon Chaput, et son équipe, planchent sur de nouveaux produits. On le voit ici tenant un appareil contenant le tout premier circuit intégré de l’entreprise, le BOS 1901.
Le PDG de Boréas, Simon Chaput, et son équipe, planchent sur de nouveaux produits. On le voit ici tenant un appareil contenant le tout premier circuit intégré de l’entreprise, le BOS 1901.

Boréas parmi les startups les plus prometteuses au monde

Les bonnes nouvelles s’accumulent pour Boréas. Après avoir été sous les projecteurs à la grand-messe de l’électronique à Las Vegas en janvier dernier, voilà que l’entreprise de Bromont spécialisée dans les semi-conducteurs vient d’être nommée par le magazine spécialisé EE Times parmi les 100 startups à surveiller en 2020.

Alors que l’incertitude planait depuis des mois dans plusieurs secteurs de l’économie, notamment en microélectronique, cette reconnaissance par le magazine EE Times arrive à point. «C’est une très belle surprise, a lancé d’entrée de jeu en entrevue le président-directeur général de Boréas, Simon Chaput. On parle d’un magazine vraiment connu dans le domaine des semi-conducteurs partout sur la planète. Depuis le début de la compagnie, il y avait un certain doute sur la capacité à créer une entreprise d’envergure internationale. Figurer dans ce [palmarès] nous donne des munitions pour faire notre place sur l’échiquier mondial.»

Boréas est la seule compagnie québécoise, avec Spark Microsystems International, établie à Montréal, à faire partie de ce top 100. Une grande fierté pour Simon Chaput.

En fait, l’entreprise de Bromont, fondée en 2016, a révolutionné le domaine des technologies haptiques (relatives au toucher). La compagnie a d’abord frappé un grand coup en lançant son tout premier circuit intégré hyper performant, le BOS 1901. Peu de temps après, en 2019, Boréas s’est associé avec le géant TDK. Ce partenariat a sans aucun doute «pesé dans la balance» pour accroître la notoriété de la jeune entreprise et lui permettre de se tailler une place parmi les plus prometteuses, a concédé Simon Chaput.

Puis, en janvier dernier, au Consumers electronics show, le PDG et son équipe ont présenté leur nouveauté, le BOS 1211, une autre innovation dans le domaine des interfaces tactiles, entre autres destinée à l’industrie de l’automobile.

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Ralentir, puis rebondir

Comme bien des entreprises, Boréas a subi les contrecoups de la pandémie. Les dommages ne sont toutefois pas majeurs. «Certains projets à court terme ont été reportés. Mais en général, les choses ne sont pas tombées à zéro pour nous, car la plupart de nos projets sont de longue haleine», a fait valoir celui qui est à la tête de la compagnie.

D’ailleurs, les projets ne manquent pas. De nouveaux produits sont en préparation. Il est néanmoins trop tôt pour en dévoiler la teneur, secret industriel oblige. On peut toutefois s’attendre à une mise en marché «au cours de la prochaine année», a mentionné Simon Chaput.

L’équipe suit la même tangente. Une dizaine d’employés se sont greffés au cours des derniers mois, pour un total de 25 personnes. «Et on vient d’afficher deux nouveaux postes, a souligné le patron. Malgré la COVID-19, on a continué à embaucher des gens. On prévoit ajouter du personnel durant le reste de l’année.»

Boréas, qui est établi depuis sa fondation dans les locaux du Centre de recherche en microélectronique de Bromont (C2MI), garde également le cap avec son projet de déménagement. «On devrait être dans nos propres locaux vers la fin de 2021 ou au début de 2022, a indiqué le PDG, toujours à Bromont.»