Le président de l’entreprise Les Canardises, Pascal Klein, espérait avoir un emplacement temporaire au Grand Marché et estime avoir été écarté par la Coopérative des Horticulteurs de Québec. Cette dernière se défend en affirmant qu’elle lui avait proposé un emplacement permanent.

Bisbille autour du canard au Grand Marché

Le président de l’entreprise Les Canardises estime avoir été injustement écarté du Grand Marché. Il fait étudier la situation par des avocats afin de faire valoir ses droits. De son côté, la Coopérative des Horticulteurs de Québec ne se reproche rien dans cette histoire.

«Je pensais rentrer au Grand Marché le 15 juin dans un emplacement temporaire. J’ai élevé des canards et j’ai gardé des employés pour ça. J’ai su à la fin du mois de mai que je n’étais pas le bienvenu. Ils ont attendu la dernière minute pour me le dire. J’ai été obligé de mettre des gens dehors», déplore le président des Canardises, Pascal Klein.

M. Klein indique aussi que la situation lui a fait perdre beaucoup d’argent.

Le président vendait pourtant ses produits au marché du Vieux-Port depuis 15 ans. En janvier, il avait demandé à la Coopérative un emplacement temporaire au Grand Marché. Il avait gardé en tête que cet emplacement allait lui être attribué.

«Je n’ai jamais eu de contrats, j’ai envoyé des courriels et je n’ai pas eu de réponses. Puis j’ai appris par la presse qu’il avait mis quelqu’un d’autre à notre place, Le Canard Goulu. Ce qui ne me dérange pas parce que c’est un marché public, mais c’est que je n’ai jamais eu l’heure juste», note-t-il également.

M. Klein reçoit beaucoup d’appels de certains de ses clients qui se demandent pourquoi ses produits ne sont pas au Grand Marché. Il a donc décidé d’en parler publiquement. Il ne veut pas que ses clients croient qu’il s’agissait de sa décision.

Un emplacement permanent «réservé»

Le directeur général de la Coopérative, Daniel Tremblay, soutient pourtant qu’un bail d’emplacement permanent a été transmis à M. Klein en juin 2018. Il n’accepte pas les reproches que le président des Canardises exprime à son sujet.

«Quand on a travaillé pour la planification du projet du Grand Marché, on leur a offert une place permanente. Ils avaient le choix de tout et ils avaient la priorité comme seule entreprise de canards. On a offert une place à tous les locataires du Vieux-Port», indique-t-il.

M. Tremblay explique que M. Klein a envoyé une réponse au message seulement en janvier, six mois plus tard. Il désirait un emplacement temporaire plutôt que permanent en raison d’un problème d’employés.

«C’est une belle entreprise, on n’a rien contre eux. C’est un choix d’affaires, et ça, je les respecte là-dedans. J’ai dû refaire mes plans, c’est beaucoup de travail. On avait refusé les autres entreprises de canard au départ, et on s’est finalement entendu avec Canard Goulu, qui a accepté l’emplacement permanent.»

L’entreprise Les Canardises sera finalement installée aux Galeries Gourmandes des Galeries de la Capitale dès l’ouverture cet automne. M. Klein avoue qu’il s’agissait de son plan B, il est toutefois content de pouvoir s’y retrouver, étant donné qu’il ne peut finalement pas vendre ses produits au Grand Marché.