Le fondateur du Refuge Cécropia, Maxime Descoteaux, est en compagnie de l’actrice Molly Kunz.

Année de rêve pour le Refuge Cécropia

L’année 2019 n’est pas encore terminée qu’on peut déjà dire qu’elle a été haute en émotions et en surprises pour le Refuge Cécropia de Saint-Alexis-des-Monts. Les propriétaires et leurs animaux ont notamment participé au tournage d’un long métrage d’aventures intitulé Le loup et le lion, ils ont été au cœur du tournage d’une série de téléréalité qui sera présentée dans les prochains mois et ils ont pu mettre en place le sanctuaire du Centre de réhabilitation à la pourvoirie du Lac Blanc.

«C’est une année de surprises et de rêve pour le refuge», assure Maxime Descoteaux, fondateur de Cécropia, un refuge pour les animaux sauvages blessés.

«Un film, c’est un gros morceau et je ne réalise peut-être pas encore la chance que j’ai eue de faire ça. C’est un rêve de petit gars de voir comment ça se passe. Ce n’est vraiment pas comme je pensais. C’est assez magique de voir la dynamique sur un plateau», poursuit-il.

Au printemps dernier, le réalisateur Gilles de Maistre (Mia et le lion blanc) a amorcé, à Saint-Alexis-des-Monts, le tournage du film Le loup et le lion mettant en vedette Molly Kunz et Graham Greene. Le Refuge Cécropia a été repéré et approché par l’équipe.

«Des oiseaux de proie, des renards, bébé chevreuil, bébé moufette, bébé raton et des écureuils…On a eu la chance de faire des scènes avec des animaux qu’on avait au refuge. C’est toute une expérience. Moi je n’avais jamais fait ça. Pour une scène qui dure deux minutes dans le film, il a fallu huit heures de tournage. C’est vraiment un cadeau qu’ils nous ont offert», insiste Maxime Descoteaux.

«Je ne le crois pas encore. On dirait que je n’ai pas encore réalisé. On est quand même figurant dans le film aux côtés de vedettes. On va aller voir le film au cinéma et on va se reconnaître à l’écran. Le film devrait paraître à la fin de 2020 ou début 2021 si je ne me trompe pas».

S’il s’attendait à une ambiance un peu «froide», les propriétaires du Refuge ont été agréablement surpris. C’est plutôt dans une atmosphère familiale et conviviale que le tout s’est déroulé.

«L’actrice est venue se familiariser avec les animaux au début. On ne se compare pas avec des loups et des lions, mais ça lui a donné un bon départ. […] Les enfants du producteur sont venus faire du bénévolat au Refuge pour nous aider avec des bébés, plusieurs fois même», raconte Maxime Descoteaux.

«Ça m’a aussi permis de rencontrer plusieurs personnes que je connais dans le monde des animaux qui sont pour moi des vedettes en plus des entraîneurs de félins et de loups. Je les connaissais de YouTube, mais je ne pensais jamais les côtoyer sur un plateau», ajoute-t-il.

Steve Richard et Maxime Descoteaux du Refuge Cécropia sont en compagnie d’un castor et d’une Buse de Harris.

En plus de toute l’expérience de tournage, le cachet qu’ils ont reçu va pouvoir aider au financement des activités du Refuge.

Le passage à l’écran du Refuge ne s’arrête pas là. Le Nouvelliste a appris qu’il sera également au cœur d’une série de téléréalité.

«En mai, j’ai eu une autre belle surprise. La production de l’émission Un zoo pas comme les autres s’est intéressée aux Refuges cette année. Ils ont monté une autre émission qui devrait paraître en mars 2020 qui va s’appeler Sauvage et orphelin. La dynamique sur un plateau et dans une téléréalité est totalement différente. J’ai eu l’occasion de voir les deux», explique M. Descoteaux.

«Je ne peux pas trop rentrer dans les détails, mais la bande-annonce devrait sortir en décembre. Ce sera diffusé à Canal Vie. Pour nous, c’est vraiment une chance d’avoir pu faire ça pour véhiculer notre message et notre mission. Ça nous permet de nous faire connaître dans la région aussi. On va nous voir dans le quotidien. Ça permet de démêler ce que l’on fait avec les animaux du point A au point B qui est la réhabilitation.»

Les demandes se sont multipliées dans la dernière année. Le Refuge Cécropia a aussi participé au tournage d’Arthur L’aventurier. Un de leurs dindons sauvages pourra également être vu dans l’émission Génial! le 10 décembre à Télé-Québec.

«Notre but premier, c’est d’aider les animaux, c’est ce que l’on a fait. Ça nous a juste permis d’en aider plus parce qu’on avait plus de finances. À la base, on utilise nos salaires et ç’a une limite. Ça nous a permis aussi de passer à un OSBL. C’est tout nouveau, mais ça nous a permis d’avancer plus vite», insiste le fondateur du Refuge.

Sanctuaire à la Pourvoirie du Lac Blanc

La pourvoirie du Lac Blanc héberge depuis quelques mois le sanctuaire du Centre de réhabilitation de la faune Cécropia.

«Ce sont des animaux auxquels on veut donner une deuxième vie, des animaux qu’on ne peut pas remettre en liberté, qui ne sont plus réhabilitables», explique M. Descoteaux.

Pour l’instant, l’endroit n’est pas ouvert au public. On pense être en mesure de le faire d’ici la fin de l’année 2020.

On voit un petit phalanger volant recueilli par le Refuge Cécropia.

«C’est fonctionnel et bien aménagé pour les animaux, mais il faut peaufiner l’accès au public. C’est vraiment rendu concret maintenant.»

Depuis le début de l’année, le Refuge Cécropia a reçu une centaine de ratons, plus de 150 écureuils, des marmottes, des moufettes, tortues, castors… pour un total de 525 animaux.