André Boisclair est arrivé au Centre opérationnel Est, près de l’autoroute Métropolitaine, vers 8 h.
André Boisclair est arrivé au Centre opérationnel Est, près de l’autoroute Métropolitaine, vers 8 h.

André Boisclair s'est présenté à un poste de police de Montréal

MONTRÉAL — L'ancien chef du Parti québécois (PQ) André Boisclair s'est rendu à la police, vendredi matin, pour répondre au mandat d'arrestation visé dont il faisait l'objet en lien avec une affaire d'agression sexuelle armée qu'on l'accuse d'avoir commise il y a six ans.

L'ex-politicien s'est présenté au Centre opérationnel de la division est du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), situé sur le boulevard Langelier dans l'arrondissement de Saint-Léonard, aux environs de 8 h 00. Il en est ressorti un peu plus de trois heures plus tard.

André Boisclair était accompagné de son avocat. Il portait un masque et une chemise bleue. À l'entrée comme à la sortie, il ne s'est pas adressé aux journalistes qui étaient sur place.

Les événements reprochés se seraient déroulés le 8 janvier 2014, à Montréal, selon le mandat d'arrestation visé qui est daté de mercredi et signé par une juge de la Cour du Québec.

L'agression aurait été commise avec une autre personne.

Comme M. Boisclair faisait l'objet d'un mandat visé, il devait se rapporter aux policiers avant d'être convoqué par la cour, où il pourrait être formellement accusé.

L'homme de 54 ans est visé par deux chefs d'accusation, sur une seule victime qui n'est évidemment pas identifiée.

Ces chefs d'accusation peuvent entraîner un emprisonnement maximal de 14 ans.

L'ex-politicien a été chef du PQ de novembre 2005 jusqu'à sa démission en mai 2007. Il avait démissionné comme député quelques mois plus tard.

André Boisclair avait aussi été délégué général du Québec à New York de 2012 à 2013.

Depuis juin 2016, il était directeur général de l'Institut de développement urbain du Québec (IDU). L'IDU a confirmé jeudi qu'il avait remis sa démission.