Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.

Accusé d’avoir volé des dons à l'église

LA TUQUE — Alex Dubé était de retour au palais de justice de La Tuque, mercredi. De nouvelles accusations ont été déposées contre lui. L’individu de 29 ans se serait introduit par effraction à trois reprises dans l’église Saint-Zéphirin pour y commettre des vols. Le juge a ordonné que l’accusé soit évalué sur sa responsabilité criminelle.

Alex Dubé serait entré une première fois dans l’église Saint-Zéphirin ver la mi-décembre afin de vider des banques de dons. Il se serait introduit une deuxième fois peu avant Noël et il aurait vidé deux banques de dons.

Au début du mois de janvier, il se serait à nouveau introduit dans l’église Saint-Zéphirin. Il aurait alors volé une caméra servant à filmer la messe, une barre de son et une manette de télévision.

Alex Dubé a également été accusé d’avoir volé un iPad et une sculpture façonnée dans un panache d’orignal au Centre d’amitié autochtone de La Tuque et d’avoir volé un capteur de rêve et une autre sculpture façonnée dans un panache au Conseil de la nation Atikamekw.

Rappelons qu’il s’agit du même individu qui est accusé d’avoir volé des dons à la chapelle du CIUSSS MCQ, d’avoir tenté de voler une somme d’argent à la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice, de méfaits et de bris de probation qui a comparu la semaine dernière. Le 22 janvier en soirée, Alex Dubé aurait été aperçu en train de forcer une boîte de dons pour y récupérer le contenu. Il aurait ensuite été aperçu à la sortie de la chapelle de l’hôpital. Une boîte de dons aurait été forcée à cet endroit. Lors de son arrestation, il aurait été en possession d’outils et d’argent dans ses vêtements.

Alex Dubé cumule de nombreux antécédents judiciaires, dont 19 en lien avec des bris de probation, et une quinzaine pour des crimes de même nature.

Des mesures de sécurité supplémentaires à l’église

Les fâcheux événements survenus à l’église Saint-Zéphirin ont forcé les dirigeants à revoir la sécurité et à faire des investissements.

Des caméras de surveillance sont désormais en fonction à différents endroits stratégiques de l’établissement, des serrures ont été ajoutées, et c’est terminé, du moins pour le moment, le temps où les locaux étaient toujours ouverts.

«Il y a eu des dépenses en lien avec ça, entre autres, le système de surveillance. […] L’inconvénient, ce n’est pas le montant des vols, même si on s’entend que l’Église n’est pas riche, c’est le dérangement que ça amène. Il y a aussi l’inquiétude que ça amène au niveau des organismes. Quelqu’un qui peut arriver face à face avec un voleur a toujours une crainte de dire, est-ce qu’il est violent? Est-ce qu’il est dérangé? Est-ce qu’il peut s’en prendre à moi? Ça fait partie du dérangement ça aussi», souligne Alain Riendeau, coordonnateur pastoral de la paroisse Saint-Martin-de-Tours.

Il y aura également une gestion différente du système de clés pour la location des locaux. «On a été habitué à voir des églises très ouvertes. Maintenant, on est obligé de contrôler les accès. Il y a des coûts reliés à ça», a conclu M. Riendeau.