Les plongeurs de la Sûreté du Québec étaient sur la rivière du Loup, lundi, dans l'espoir de retrouver les deux victimes d'un accident de motoneige. Ils ont trouvé le garçon de 11 ans en fin d'avant-midi, lundi.

Accident de Saint-Alexis-des-Monts: le corps de l'enfant retrouvé

SAINT-ALEXIS-DES-MONTS — Le corps de l’enfant de 11 ans impliqué dans l’accident de motoneige survenu dimanche en fin d’après-midi à Saint-Alexis-des-Monts a été retrouvé lundi par la Sûreté du Québec. Les recherches ont toutefois été suspendues en milieu d’après-midi, alors que la mère du garçon, victime elle aussi de cet accident qui s’est produit dans la réserve faunique Mastigouche, manque toujours à l’appel.

Les deux touristes français ont plongé dans la rivière du Loup à la suite de ce qui apparaît comme étant une fausse manœuvre. Selon des informations obtenues par Le Nouvelliste, l’accident s’est produit sur la route 10, à l’intersection de la route 1, dans les environs du pont qui enjambe la rivière du Loup. Les deux personnes, qui prenaient place sur la même motoneige, ont chuté dans la rivière située cinq mètres plus bas.

Lundi matin, la SQ a relancé les recherches entreprises dimanche. Le corps de l’enfant a été retrouvé par des plongeurs en fin d’avant-midi. Pour la suite du dossier, il reste des choses à déterminer.

«Le travail a été fait sur le terrain. On évalue la meilleure manière de procéder dans ce dossier. C’est un dossier évolutif avec les éléments d’enquête», déclare la sergente Béatrice Dorsainville, porte-parole de la SQ.

Le poste de commandement installé à Saint-Alexis a quitté la municipalité lundi après-midi. Il n’est pas impossible que les recherches terrestres reprennent mardi. D’autre part, les forts vents de lundi ont empêché l’hélicoptère de la SQ de survoler les lieux. Cette opération aura lieu mardi.

Les deux citoyens français séjournaient dans un établissement hôtelier de Saint-Alexis. Deux autres motoneigistes étaient de la promenade lorsque l’accident s’est produit.


La sergente Béatrice Dorsainville, porte-parole de la SQ.

Formation

L’inexpérience dans la conduite d’une motoneige et les conditions climatiques difficiles observées dimanche après-midi pourraient expliquer en partie cette perte de contrôle. Si ce genre de drame arrive somme toute peu souvent, il pourrait être avisé d’offrir une formation de base à des néophytes. 

«Il y a une formation obligatoire pour les conducteurs âgés de 16 à 17 ans. Pour les touristes (majeurs), il n’y a pas d’obligation formelle de suivre une formation ou un cours. Pour les nouveaux conducteurs non plus. Mais ce ne serait pas une mauvaise chose d’avoir une formation obligatoire. L’inexpérience est là. Dans mon cas, c’est quelque chose qui s’est transmis de père en fils. Mais pour quelqu’un qui n’a jamais touché à ça de sa vie...», estime François Massicotte, vice-président du Club de motoneige du comté de Champlain, en rappelant que la vitesse excessive et la consommation d’alcool représentent encore les principales causes d’accident.

Selon Michel Bellerose, propriétaire du commerce Location de motoneiges Haute-Matawinie à Saint-Michel-des-Saints, offrir aux débutants une formation concernant les rudiments de la conduite d’une motoneige est essentiel. L’entreprise de M. Bellerose donne une formation de base qui dure toute une journée. De la documentation écrite et une présentation vidéo s’ajoutent à la formation théorique et pratique. De plus, les locataires chevauchent des motoneiges dont la vitesse et la force d’accélération ont été réduites.

«Les débutants ont le mauvais réflexe du bicycle à pédales en crispant les deux mains. Mais sur une motoneige, t’as un frein sur une poignée et l’accélérateur sur l’autre. Des fois, des centres de location donnent des machines trop puissantes. Chez nous, la force du moteur est limitée. Ici, on a 600 motoneiges en location, soit 400 qui sont gérées par nous et 200 dans des centres de location. Il y a 3000 Européens par hiver qui font de la motoneige avec nous et on a très peu d’incidents. En fait, les accidents avec des gros dommages arrivent plus avec des Canadiens et des Américains qui se sentent en contrôle, mais qui sont dans un milieu qui présente des conditions différentes. Et contrairement à la croyance populaire, les accidents arrivent plus chez des gens qui ont déjà fait de la motoneige. Mais la formation est primordiale. Pour nous, la sécurité est une priorité.»

M. Bellerose ajoute que malgré toutes les précautions, des accidents peuvent se produire, car l’absence de risque n’existe pas. François Massicotte partage le même avis.

«Il y a des motoneiges qui sont très puissantes. Mais si tu t’en sers de façon intelligente, ça va bien.»