Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx

Accès à l’École oraliste: le ministre Proulx manque de pouvoir

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a avoué mercredi qu’il n’avait pas le pouvoir de régler lui-même le cas de deux enfants qui ont des difficultés de langage et qui veulent fréquenter l’École oraliste de Québec.

«Je n’ai pas d’abord la capacité moi-même de les prendre puis de les amener à l’École oraliste. Je ne peux pas. Si je pouvais, M. le Président, ce serait déjà fait, comptez sur moi», a-t-il soutenu en chambre. 

Il réagissait à une chronique publiée dans Le Soleil, qui raconte l’histoire de deux mères qui se battent depuis deux ans pour faire inscrire leurs enfants à cette école, qui veut bien les accueillir. Ces mères se butent toutefois aux règles strictes du ministère de l’Éducation et aux nombreuses étapes pour arriver à les faire changer. 

Leurs enfants ont un code 34, ce qui veut dire qu’ils ont de graves difficultés de langage, mais qu’ils ne sont pas malentendants. Le type de cours donnés par l’École oraliste seraient toutefois mieux adaptés à leur situation. 

La députée péquiste de Taschereau Agnès Maltais a dénoncé l’inaction du ministre dans ce dossier, lui qui est au courant de la situation depuis plusieurs mois. M. Proulx a répondu qu’il travaillait dans ces deux dossiers afin que les enfants soient admis «pour la prochaine entrée scolaire». «C’est dommage que ça soit sorti dans les médias pour qu’on arrive enfin peut-être à régler», a-t-elle déploré. 

La députée caquiste de Louis-Hébert Geneviève Guilbault a quant à elle soutenu que le ministre était lui-même responsable de l’année scolaire perdue d’au moins de ces enfants. «Comment explique-t-on à une mère que son enfant ne recevra pas de services pour des raisons de bureaucratie?», demande-t-elle. 

Le ministre Proulx a quant à lui déploré que cette situation n’ait pas été réglée par le milieu éducatif. «Ce qui n’est pas normal, c’est qu’on soit ici, à l’Assemblée nationale, à discuter de ça alors que ça devrait être le milieu éducatif qui voie à l’intérêt des enfants. Et ça devrait être eux qui travaillent dans le meilleur intérêt de ces enfants.»