La peintre invitée au Symposium international de peinture et de sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Raja Azaroual, a décidé de prendre un taxi de Montréal à Saguenay, pour assister à l'événement.

600 $ de taxi pour ne pas manquer le Symposium

L’artiste peintre Raja Azaroual n’a pas eu de chance. Après son vol Madrid-Montréal, l’invitée du Symposium international de peinture et de sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean a raté l’autobus qui la menait dans la région. Elle a donc décidé de prendre un taxi, ce qui lui a coûté 600 $.

« Je suis venue ici et je ne connais personne. J’étais stressée après mes huit heures de vol, j’étais fatiguée et je n’avais pas la patience de chercher un hôtel où dormir », a confirmé l’artiste native de Tolède, en Espagne, dans un entretien avec Le Quotidien, devant son kiosque. Arrivée à l’aéroport de Montréal vers 17 h, la voyageuse a manqué le transport de 18 h et le prochain ne partait qu’à 7 h, le lendemain matin. « J’ai pris un taxi et c’est tout », a-t-elle ajouté en riant. La femme était consciente du prix qu’allait s’élever la facture à la fin de son trajet et ne regrette pas du tout sa décision.

Mme Azaroual en était à son premier passage à l’événement et était contente d’y participer. « Je suis venue ici présenter mon travail à un nouveau public », a-t-elle mentionné. Elle aimait beaucoup la région, et surtout la beauté de la nature. Elle a été très contente des rencontres qu’elle a effectuées avec les artisans du symposium, mais aussi avec le public.

Plus belle édition 

La 14e édition du Symposium international de peinture et de sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’aura pas seulement été mémorable par cette anecdote. Pour la présidente de l’événement, Gisèle Gravel, sa 14e édition, qui se tenait de vendredi à dimanche, fut la plus belle de toutes. Des visiteurs sont passés tout au long de la fin de semaine, au plaisir des 35 artistes réunis venus de partout sur la planète.

En effet, il y avait 10 artistes de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils étaient 20 de la province du Québec et cinq provenant d’un pays outremer. Il y avait 5 sculpteurs et les autres se spécialisaient en peinture. La marraine d’honneur était Danielle Ouimet. Elle a avoué vouloir venir tous les ans puisqu'elle aimait vraiment l’expérience. D’ailleurs, elle donnait une conférence, dimanche après-midi. « Ça, ça va être exceptionnel, parce que Danielle a une présence, elle est vraiment spéciale », a ajouté la présidente.

Pour ce qui est de la péripétie de Mme Azaroual, l’organisatrice considère que sa péripétie était l’un des moments forts de l’édition. « L’artiste est merveilleuse. Elle a montré un professionnalisme qu’on admire beaucoup. Elle a fait preuve de beaucoup de discipline, c’est extraordinaire », s’est réjouie Mme Gravel. 

Une chasse au trésor pour les enfants faisait partie des nouvelles activités offertes dans cette édition. Des remises de prix avaient lieu en après-midi, comme à l’habitude.

Mme Gravel ne voit pas pourquoi il n’y aurait pas de prochaine édition l’année prochaine, mais soutenait que le financement était de plus en plus difficile. Elle espère que les partenaires et la population continueront d’encourager l'événement.