Audrey Thibeault a fait appel à un avocat et tient à contester les infractions.

3500 $ d'amendes pour une publicité de bronzage sur Facebook

Audrey Thibeault, propriétaire d’un salon de bronzage et d’esthétique à Alma, a reçu des amendes salées pour des infractions sur ses publicités, qu’elle effectuerait principalement sur Facebook.

Après le passage de deux inspectrices du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) au salon de bronzage et d’esthétique Détente au soleil, en février, la propriétaire s’est retrouvée avec des amendes totalisant 3500 $, qu’elle a reçues la semaine dernière. On lui aurait reproché que sa publicité ne désignait pas que les services de bronzage à rayons ultraviolets étaient interdits aux 18 ans et moins, et que son affichage n’était pas réglementaire. Dans son entrevue avec Le Quotidien, la propriétaire du salon a affirmé qu’elle faisait sa publicité que sur Facebook. Cela fait maintenant huit ans qu’Audrey Thibeault est propriétaire de son salon, et elle n’avait jamais reçu d’infractions.

« On m’a reproché verbalement que le problème venait de mes publications sur Facebook, et que sur ma page même, on ne voyait pas assez que le bronzage en cabine était réservé pour les 18 ans et plus. Ils ne m’ont pas mentionné quelles publicités exactement étaient problématiques », a commenté la propriétaire, qui dit faire pourtant très attention. Après avoir reçu les amendes, Audrey Thibeault a retiré toutes les publications concernant le bronzage à rayons ultraviolets de sa page. 

Sa liste de prix, qu’elle garde au comptoir, aurait aussi été problématique. Elle n’indiquerait pas la restriction de l’âge. « Lorsqu’on va dans un bar, on ne voit pas à côté des boissons que c’est 18 ans et plus », s’est-elle défendue.

Outre sa publicité, le MSSS a jugé que le nombre d’affiches désignant que le bronzage est réservé au 18 ans et plus n’était pas assez élevé dans la boutique. « Quand on parle de bronzage, c’est sûr que je l’écris, mais je ne peux pas l’écrire partout. Une partie de mon salon est consacrée à l’esthétique, et plusieurs jeunes ne savent plus s’ils peuvent entrer dans la boutique », a expliqué Audrey Thibeault. Les personnes de 18 ans et moins peuvent recevoir tous les services d’esthétique et de maquillage, mais ne peuvent pas se faire bronzer en cabine.

La propriétaire affirme qu’elle a mis des affiches sur toutes ses portes. 

Le dernier inspecteur, qui était passé il y a deux ans, lui avait justement remis des collants pour que sa boutique soit conforme. « Les inspectrices m’ont dit qu’ils n’étaient pas assez visibles. Je leur ai donc demandé si elles en avaient, et elles n’en avaient pas », a avoué la propriétaire. Elle aurait aimé des recommandations et des conseils, pour pouvoir l’aider, plutôt que des amendes sans grandes explications.

Audrey Thibeault a fait appel à un avocat et tient à contester les infractions.