Le Centre plein air du Portage est désespérément à la recherche d’un sauveteur.

25 $/h pour être sauveteur à Saguenay

Le Centre plein air du Portage à Laterrière lance une ultime offensive afin de trouver un sauveteur pour sa plage publique sur le lac Kénogami et hausse le salaire qu’elle offre pour cet emploi à 25 $ l’heure. Si cette dernière tentative ne fonctionne pas, le centre sera contraint d’interdire la baignade sur le site pendant toute la durée de l’été.

Le centre donne accès à une des deux seules plages publiques de Saguenay, avec celle du Camping Jonquière. Il a toujours eu de la difficulté à trouver des sauveteurs, mais le problème prend cette année une ampleur jamais vue à Laterrière. Le centre n’a reçu aucune candidature.

La directrice du conseil d’administration du Centre plein air du Portage, Marie-Ève Gravel, espère que cette hausse de salaire permettra d’engager finalement quelqu’un.

« On se donne encore deux semaines et, après ça, on va être obligé de fermer la plage pour l’été », raconte-t-elle. Le nouveau taux horaire du centre, qui a dû « gratter ses fonds de tiroirs » pour l’augmenter, est supérieur de quatre dollars à celui qu’on retrouve à Saguenay.

Pour une question d’assurances, il est obligatoire que le centre plein air soit surveillé par un sauveteur certifié pour travailler sur une plage. Saguenay a offert toute sa collaboration pour régler le problème. Elle a fourni une liste des coordonnées de ses anciens sauveteurs. L’offre d’emploi leur a été envoyée personnellement, mais cet essai n’a pas été couronné de succès.

Marie-Ève Gravel a de la difficulté à expliquer précisément pourquoi personne ne se montre intéressé par l’emploi.

« Je ne connais pas la cause particulière de cette pénurie, mais je crois qu’elle s’inscrit dans le contexte de manque de main-d’oeuvre actuel. Toutes les entreprises ont des difficultés de recrutement », estime-t-elle.

Marie-Ève Gravel, présidente du conseil d’administration, espère que d’avoir haussé le salaire à 25 $/h permettra de trouver la perle rare.

Une autre partie du problème se trouve dans la subvention du programme Carrière été Canada que reçoit le centre. La somme doit être utilisée pour créer un emploi à temps plein et ne peut être divisée entre deux ou trois personnes, qui travailleraient à temps partiel.

Répercussions

L’absence de sauveteur à Laterrière a déjà des répercussions. Des camps de jour qui avaient prévu venir passer quelques journées au Centre plein air du Portage doivent trouver un plan B pour rafraîchir les enfants.

En dehors de la baignade, les activités sur les petites embarcations sont aussi interdites. Le centre fait la location de kayaks et de planche à pagaie.

Quoi qu’il arrive cet été, Marie-Ève Gravel tient mordicus à ce que la plage soit ouverte pour l’été 2020.

« S’il le faut, nous allons fonctionner différemment et tenter d’engager deux ou trois personnes à temps partiel », explique-t-elle.

Entre-temps, le site du centre plein air demeure accessible pour certaines occasions. On peut le louer pour des mariages, des baptêmes ou des fêtes en tout genre. Le terrain du Centre plein air du Portage appartient à Saguenay. C’est un OBNL qui fait la gestion du site. L’ambition de l’OBNL est d’ailleurs de tenir des activités à l’année sur le site.

Saguenay

À Saguenay, la Ville a réussi à trouver tous les sauveteurs dont elle avait besoin, selon la porte-parole de la ville, Marie-Hélène Lafrance.

On retrouve sept piscines publiques sur le territoire de la métropole régionale. Saguenay doit engager exactement 32 sauveteurs pour l’été.